Solide à défaut d’être éblouissant.

2012, c’est déjà l’heure du 11e album des Pet Shop Boys, proclamé « album de la maturité » par Neil Tennant. Mouais, ça, quasiment tous les artistes nous le font ce coup à un moment ou à un autre…Au final, un album pas désagréable (ça n’est jamais désagréable avec le duo Tennant-Lowe) mais pas inoubliable non plus. Ils ont traversé l’Atlantique pour faire appel à Andrew Dawson, producteur de Kanye West, un choix étrange mais qui donne une réalisation léchée et efficace. Quelques titres nous restent en tête quand même, en particulier les titres d’ouverture et de clôture, « Leaving » (excellent) et «Requiem In Denim And Leopardskin », les deux morceaux qui vous entrent en tête et n’en sortent plus. Entre pop et électro, la recette Pet Shop Boys est connue mais fonctionne toujours. Elle s’enlise cependant aussi parfois sur « Winner » ou encore « Hold On » avec des mélodies passe-partout et des paroles qui ne cassent pas trois pattes à un canard (On a connu Tennant bien plus inspiré dans le passé). Dire que Neil est allé comparer « Winner » à « We are the champions » de Queen ! OK, on est dans une chanson qui se rapproche aussi d’un hymne avec refrain facile à chanter mais la chanson se révèle quand même très plate ! Il faut savoir garder la tête froide. Au total, un album qui commence et finit bien mais très inégal et qui n’est pas dans le sommet de la discographie du duo londonien. Maintenant, ils sont suffisamment doués pour nous offrir quelques bons morceaux même dans leurs albums les moins inspirés et ça, c’est déjà beaucoup. J’avais trouvé moyen cet album à sa sortie, surtout après le précédent « Yes » autrement plus efficace et les multiples réécoutes au fil des années n’y ont rien changé. Il n’est que solidement « correct ».

JOE-ROBERTS
6
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le 13 août 2025

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