Après un "No prayer for the dying" qui n'a pas convaincu grand monde ; Iron maiden est de retour aux affaires.
L'album s'ouvre sur une Be Quick or be dead qui annonce la couleur : dès le premier riff c'est la claque.
Mode Hors sujet on :
A propos de ce riff (les premières secondes du disque) ; je me rappelle encore comment j'avais lutté pour arriver à le jouer correctement il y a une quinzaine d'années. Contrairement à de nombreux riff connus (ex : Crazy train/randy roads - back in black/AC/DC - smoke on the water/Deep purple - whole lotta love/Led zeppelin etc....) Be quick or be dead est un riff très exigeant en termes de placement rythmique, le moindre écart et ça sonne dégueulasse.
Pour ceux que cela intéresse, il y a désormais des tutoriels pour décortiquer la guitare lead : https://www.youtube.com/watch?v=mG4RhB4DA5w&list=RDmG4RhB4DA5w&start_radio=1
Débutants à la guitare, je ne recommande pas ce riff pour faire vos premières armes ; il est plus dur qu'il n'en a l'air.
Mode hors sujet off.
Pour en revenir à l'album lui-même, il s'agit en quelque sorte pour la vierge de fer de remettre les pendules à l'heure ; le groupe remet l'église au milieu du village.
Il y a eu un virage prog, une évolution vers un autre style avec "Somewhere in time" et "Seventh son of a seventh son" puis un retour (assez raté) aux sources du tout début des années 80 avec "No prayer for the dying". "Fear of the Dark" écarte tout à la fois le Metal Progressif et le heavy metal très direct des deux premiers albums.
"Fear of the Dark" est, d'une certaine manière manière, le successeur de "Powerslave" (1984) ; c'est comme si aucun des trois albums sortis entre temps n'avait existé.
Ce retour à la formule ayant connu le succès à partir de "The number of the Beast" et jusqu'à "Powerslave" est (à mon humble avis) d'une totale réussite du premier au dernier titre.
L'album offre pas moins de 12 titres (c'est bien au dessus des albums précédents) qui sont tous pertinents ; on oscille toujours entre l'assez bon et l'excellent. Il n'y a rien à jeter.
En synthèse : Iron maiden revient à ce qu'il sait faire de mieux... ...Et il le fait très bien.