Le sommet d'Armstrong, écouté par un ignorant
Ma deuxième approche d'Armstrong aura été plus convaincante. Compilation de morceaux enregistrés en 1928, "Fireworks" révèle un peu plus de diversité que "Hot Fives Volume 1", enregistré quelques années avant. Ne serait-ce que dans le tempo, moins hystérique, ou même l'instrumentation, moins chaotique, mettant davantage en avant quelques superbes solos. J'ai même trouvé quelques titres franchement bons, ce qui n'est pas anecdotique vu que je ne fais qu'entamer ma découverte du jazz, découverte difficile bien que pleine de bonne volonté.
La piste qui donne son nom à la compilation, par exemple, est une vraie démonstration de virtuosité à la trompette que même un inculte comme moi est capable d'apprécier. Idem pour "Weather Bird" qui propose un duo trompette/piano plus épuré que la moyenne du dixieland, quelque chose qui semble couler avec beaucoup de simplicité.
Le final majestueux, "Tight like this" contient presque assez de mélancolie pour me faire oublier l'enjouement répétitif, sympathique mais un peu vain en ce qui me concerne, qui caractérise le dixieland, genre musical parfait pour les bals du début du siècle précédent mais peut-être un peu moins pour une écoute religieuse comme j'aime les pratiquer...