AC/DC est sans doute l’un des groupes les plus polémiques. Rare sont ceux que le groupe australo-britannique laisse indifférents. Flick of the Switch n’échappe pas à la règle. Riffs surpuissants, voix agressive, l’album blanc du groupe hard rock n’échappe pas à la règle.
AC/DC donne une leçon de musique ; une leçon de puissance. La batterie fait résonner chacun de nos pas, la guitare vibrer notre cœur, la voix réveille notre agressivité, le tout nous fait ressentir notre puissance. Chaque riff sonne plus incroyable que le précédent. Nous avons à chaque début de chanson l’impression d’avoir toujours connu ce rythme. Quel génie !
Il a sans doute fallu des amplis de la taille d’un immeuble de 18 étages pour arriver à une telle puissance. Le schéma est toujours le même, répétitif. Riff de guitare/Accompagnement à la guitare rythmique et à la basse/entrée de la batterie qui nous marelle/couplet/refrain/couplet/solo guitare/reprise du refrain. Un schéma ultra-simpliste mais d’une efficacité redoutable. AC/DC c’est d’abord et avant tout la perfection rythmique. Le batteur imprime toujours le même rythme mais celui-ci est juste parfait.
AC/DC c’est la réunion de 5 monstres vivants. Angus Young. Angus Young est un dieu vivant de la musique. En live, il dégage une énergie surhumaine. Il a sûrement battu le record du monde du 100 mètres sur scène une guitare à la main. Il est magique. Et lorsque ces 5 monstres se réunissent, ça donnne des chansons monstrueuses : Rising Power, Badlands, Deep in the Hole ou Nervous Shakedown.
AC/DC nous fait sortir de notre corps, donne envie de tout détruire, de sonner le glas de la fin des temps pour fonder une nouvelle ère, un nouveau monde. Un monde où seule la musique aurait sens. « Je veux de la musique avant tout » disait Verlaine ; il le disait, j’en suis maintenant certain, à propos de la future existence d’AC/DC