FROOT, du haut de sa douzaine de titres, est une petite perle, un vent frais extrêmement agréable sur la pop. Marina nous déroule tout un univers cohérent. L’électrisant et parfois sombre Electra Heart, ode à ses années frivoles, laisse sa place au coloré et pétillant FROOT.
Après quelques titres distillés depuis septembre 2014, je découvre le reste de l'album en ayant déjà entendu la moitié des titres, et je suis donc sûr qu'une grosse partie de l'album est déjà d'une grande qualité, et présumant d'autres titres tout aussi bons, et ce sentiment est confirmé. C'est un album personnel, qui raconte beaucoup, mais qui reste cohérent. Des sonorités groovy voir même un peu disco, dominent les titres de l'album. La chanson Happy ouvre l'album, une balade tendre et touchante, pleine de sens, qu'on déguste avec attention. S'en suit le très groovy FROOT, que j'aime particulièrement. Les chansons se succèdent, et l'album se clôt sur Immortal, une autre très belle chanson au texte prenant aux tripes dans laquelle Marina confie des interrogations sur ce que les souvenirs nous laissent de quelqu'un.
Certains titres plus légers contrebalancent l'album, tout en restant lourd de sens, et c'est ce qui fait la force du talent de Marina. Je parle de Can't Pin Me Down véritable petit tube pop au texte engagé, Blue un peu plus terre à terre mais diablement efficace mais aussi Gold relatant la période où elle enregistrait son précédent album Electra Heart sans grande conviction, et presque totalement dicté par son producteur.
Mention spéciale à I'm a Ruin, Immortal, mais aussi à Blue et Solitaire, des titres très différents de l'album, mais qui, d'après moi sont les piliers de cet era FROOT.
Beaucoup de couleurs, beaucoup de sens, beaucoup de Marina dans cet album. Un album prouve une fois de plus tout le talent de la chanteuse, elle qui mériterait un succès retentissant.