Funeral d'Arcade Fire s'impose comme un album doux-amer qui traite sans discontinuer de la dureté du passage à l'âge adulte, l'album évoque avec beaucoup de legereté le deuil et la mort, étape quasi-systématique chez tout un chacun, et tout ça avec beaucoup d'espoir, l'album est porté par une note d'espoir, main en l'air sur la cover, couleurs chaudes et présence de choeurs que j'associe pour beaucoup aux sons de célébrations, tout converge vers une tentative de ne poser qu'un regard nostalgique sur l'enfance, qu'on aimerait pour beaucoup revivre et moi, nostalgique de métier, il est bouleversant de contempler une œuvre à la fois si vulnérable et si impériale, Funeral est une poésie qui parle avec beaucoup d'adresse à ceux qui ne veulent plus, la double image de la main en l'air qui à la fois porte un recueil de fleurs en hommages à ceux qui ne sont plus et à la fois écrit pour ces derniers résume trop bien ce qu'Arcade Fire a réussi à entreprendre, c'est le premier album des 500 plus grands albums selon Rolling Stones et je dois dire que je suis agréablement surpris.