La première fois que j'ai réécouté cet album, j'ai voulu le zapper. Comme je l'explique dans d'autres critiques, en ce moment je réécoute dans ma voiture les CD que j'ai gravé ou acheté lorsque j'étais étudiant. J'avais pas trop de souvenir de cet album de Raphael Saadiq, et pour tout dire, je pensais que Saadiq était un artiste d'électro (je devais confondre avec .... bah justement j'ai plus le nom.) En vrai, je pense que j'ai jamais dû vraiment l'écouter, voire que je l'ai mis sur une platine et que je l'ai coupée immédiatement. Dans les années 2000, le truc qui m'insupportais le plus, c'était le R'n'b avec ces tubes calibrées pour les radios, ses boites à rythmes sans âmes et ses artistes un peu neuneu.
Du coup, en écoutant la première piste "pfftttt, je vais vraiment écouter ça jusqu'au bout ?" avant de me dire "allez, un challenge est un challenge." Et au final, je me suis surpris à rouler plusieurs minutes sans vraiment prêter attention à la musique et lorsque le cd s'est fini, je me suis dit "ho, en fond sonore, ça passe bien."
Depuis je l'ai réécouté trois fois, et en vrai, bah, je l'aime bien cet album. Alors, oui, il y a des trucs qui font très "r'n'b des années 2000" (genre People ou Faithfull) mais on a des morceaux plutôt calme (Blind Man, Uptown) avec des instrus travaillées (le morceau What's Up avec ses instrument recréés à la bouche) et j'aime bien le morceau OPH avec ces filles en train de chanter une chanson sur la beuh, à la cool. (Je sais pas pourquoi, je les imagine assises dans un parc public, l'été.)
Au final, je vais garder cet album et le ressortir de temps à autre.