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Cet album sorti en 2002 n’a plus grand-chose à voir avec le rock, la pop, la new wave ou même la country new age de Chatterton. S’il peut parfois rappeler les arrangements éthérés de ce dernier, L’Imprudence se présente comme son avatar sous anxiolytique, un monolithe massif qui ne reflète aucune lumière. Les chansons sont débarrassées de structure mélodique et Alain Bashung ne chante plus, il clame, d’une voix grave et affectée, à la manière d’un Léo Ferré que l’utopie aurait quitté. Il est comme hanté par ses propres incarnations, il ne s’entend plus penser dans le boucan de sa solitude, il est un agoraphobe dans le néant. Le Dimanche à Tchernobyl, Noir De Monde ou Mes Bras sont des sommets d’élégance dépressive, s’il est possible d’associer les deux mots. Les rares moments d’espoir n’ont pas non plus des gueules de single : Faites Monter sera choisie pour promouvoir l’album à défaut d’autre chose, tandis que Faisons Envie est scandée par un Bashung en état d’ébriété, comme l’a révélé son auteur Miossec, pas un joyeux drille non plus, d’ailleurs. Particulièrement poignant, ce texte sera régulièrement réinterprété sur scène en duo avec sa nouvelle femme Chloé Mons.
Extrait du podcast Graine de Violence, la version complète dispo ici : http://www.chicane-magazine.com/2017/07/13/podcast-graine-de-violence-alain-bashung/
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le 25 déc. 2017
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