Rue Rabelais en Juillet 1996....
Je m'en rappelle encore, ce moment où passager d'une voiture qui parcourait la rue Rabelais (Angers - Maine-et-Loire) en direction de la Place André Leroy, le conducteur (que j'ai lui totalement oublié) a mis dans l'auto-radio cet album et plus précisément le titre Eleanor.
Le choc.
Avec les années, j'ai retrouvé le groupe, le nom exact de l'album et le nom du titre ; avec les années j'ai aussi un peu relativisé la claque monumentale je m'étais prise alors (parce que des claques musicales j'en ai prises quelques autres ensuite) mais quand même : ce son, cette voix, cette maîtrise....
Ils sont peu nombreux ces albums où le temps s'arrête, où l'on est complètement emporté, subjugué et Mandylion en fait partie.
Au delà du "single" du morceau porte-étendard : Eleanor, l'album est globalement réussi et équilibré.
Tout juste pourrait-on reprocher au groupe une faible prise de risque (pas de morceaux particulièrement court ou long, de titres sur un tempo très élevé ou très lent) cela conduit à une relative répétitivité.
Relative répétitivité qui disparait d'ailleurs totalement sur le titre instrumental "Mandylion" qui donne son titre à l'album. C'est aux côtés d'Eleanor l'une des pépite de l'album on a : des instruments exotiques et une construction inhabituelle (très loin de la sempiternelle logique couplet/refrain/couplet) dont il résulte un sentiment d'évasion de liberté ; on se laisse porter, emporter loin, très loin de la banalité des tubes qui passent en boucle à la radio.
En synthèse : méconnu et pourtant cultissime et intemporel