On a du flow, un mélange de genre entre electro et musique urbaine. Ebony semble à l'aise dans son univers, on retrouve autant des bangers comme la source, dorémi, rage, kill bill que des titres plus doux mais tout aussi bon comme oubliée, infini (avec son flow à elle), rêve d'enfant.
On ne présente plus sa voix incroyable et son aisance scénique, c'est la fille qui est faite pour être showgirl, c'est comme ça, c'est en elle. Je regrette juste une fin d'album moins puissante que le début et ça souffre des défauts du premier album d'un artiste, à savoir il y a encore de l'hésitation par moment, sur certains titres, ça peut être encore un peu scolaire. Mais c'est clairement un des albums français de l'année, on peut saluer aussi les textes simples qui parlent de rejet, de racisme, de pression de l'industrie. Pour répondre à la critique facile, non ce n'est pas une nouvelle Aya, et elle ne copie pas non plus théodora, elle s'en inspire bien sur.
Courage à Ebony pour imposer un album de ce style loin de la variété/pop des autres ex académiciens de la nouvelle version de la star academy.