10
le 4 mars 2018
SuivreOpération à Kurt ouvert
Que tous les rageux du monde se donnent la main. Tous. Sans exception. Les haineux, les hargneux, les fielleux, les bavouilleux sauce vinaigre, les grinchouilleux logorrhéiques, les belliqueux...
Nevermind – Nirvana (1991)
Difficile de parler de Nevermind sans convoquer son statut mythique, mais l’album mérite mieux qu’un simple hommage figé dans la nostalgie. En 1991, Nirvana réussit l’improbable : injecter l’énergie crasse du punk et du grunge dans une forme presque pop, immédiatement mémorisable, sans jamais la rendre inoffensive. Derrière la production lisse de Butch Vig, les guitares restent abrasives, la batterie cogne sec, et la voix de Kurt Cobain oscille entre apathie résignée et explosions de rage.
Smells Like Teen Spirit a écrasé le reste par sa notoriété, mais l’album brille surtout par son homogénéité : In Bloom, Come As You Are, Lithium ou Drain You enchaînent des mélodies accrocheuses et des dynamiques “calme/explosion” qui deviendront une grammaire entière du rock alternatif. Cobain y exprime un malaise générationnel diffus, jamais théorisé, mais profondément viscéral.
Avec le recul, Nevermind n’est peut-être pas l’album le plus audacieux de Nirvana, mais c’est celui qui a fait basculer le rock mainstream dans quelque chose de plus sombre, plus sincère, et durablement plus humain. Un disque-charnière, toujours aussi efficace, même une fois le mythe mis de côté.
Créée
le 19 déc. 2025
Critique lue 4 fois
10
le 4 mars 2018
SuivreQue tous les rageux du monde se donnent la main. Tous. Sans exception. Les haineux, les hargneux, les fielleux, les bavouilleux sauce vinaigre, les grinchouilleux logorrhéiques, les belliqueux...
2
le 21 déc. 2011
SuivreNote moyenne : 8/10. Ce doit sûrement être une merveille ! J'avais pour habitude de trasher Nirvana, mais c'était sur la seule base des quelques singles qui tournaient en boucle à la radio depuis ma...
4
le 6 juin 2013
SuivreS'attaquer à la critique d'un album aussi emblématique de sa génération n'est pas chose aisée. D'autant plus si l'on a peu apprécié celui-ci. Alors oui je n'aime pas cette album, mais surtout le...
8
le 19 déc. 2025
SuivreL’Anomalie est un roman qui impressionne d’abord par son idée. Un vol Paris–New York se reproduit à l’identique, avec les mêmes passagers, quelques mois plus tard. Deux versions du monde se...
7
le 19 déc. 2025
SuivreCe que nous devînmes raconte l’histoire d’Éloi, employé de grande surface, figure ordinaire d’un monde qui ne l’est plus. Pris dans la mécanique répétitive du travail, des horaires, des injonctions...
8
le 19 déc. 2025
SuivreEllipses est un recueil qui porte remarquablement bien son titre. Audrey Pleynet y travaille la science-fiction non comme un exercice d’accumulation d’idées futuristes, mais comme un art du retrait :...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème