New Yorke 1997
OK Computer fait évidemment partie des albums qu'on aurait pas idée de critiquer. Parce que tout a plus ou moins été dit mais qu'une critique exhaustive est impensable, et parce que tous ceux...
Par
le 28 août 2012
55 j'aime
27
Suite de l'excellent The bends sorti en 1995, Ok computer c'est de mon point de vue avant tout l'album de deux pépites de deux compositions hors normes du groupe à savoir : Let down et Karma Police (voire une troisième No surprise sur laquelle je reviendrai).
Sur ces deux titres, toutes les qualités de composition et d'interprétation du groupe sont réunies. Chaque instrument est à sa place et l'orchestration est parfaite ; c'est du miel dans les oreilles à chaque écoute.
Au delà de ces deux titres, je dois avouer que j'ai du mal avec le reste de l'album concernant plus précisément :
1- La voix plaintive et geignarde de Tom Yorke
Sur certains morceaux (Paranoid Androïd - Exit music) c'est à peine supportable ; cette manière dont Tom Yorke termine ces morceaux en oubliant de chanter pour passer à un cri plaintif me vrille mes tympans.
Il y a encore un second problème, une autre difficulté avec le chant de Tom Yorke.
C'est particulièrement sensible sur Electioneering : le chanteur de Radiodeah (surtout sur ce morceau) n'applique presqu'aucune ponctuation ; il n'y a pas de respiration, de pause, il fait trainer les mots jusqu'à ce qu'il n'ait plus de souffle, on croirait qu'il est en apnée.
Je comprends ceux qui répliqueront que c'est son style que cela donne une identité à l'album ; me concernant, je trouve que c'est techniquement mauvais et il m'est très pénible d'enchainer trois ou quatre morceaux de cet album pour ce motif.
2 - Le côté politique - donneur de leçons faciles/gratuites de l'album
La critique condescendante d'un occident "Ok computer", d'une société "Paranoïd android" n'a pas fonctionnée pour moi.
On comprend tout de suite l'idée derrière :
- Androïde paranoïaque
- Oui Monsieur l'Ordinateur
- La police du Karma
(Et oui.... ça sonne toute de suite beaucoup moins bien en français).
A ce propos, je dois admettre que je préférais l'album quand je ne comprenais pas trop l'anglais, les textes du groupe.
Le titre qui illustre le mieux l'esprit (que je trouve très suffisant tout en enfonçant des portes ouvertes) du groupe sur cet album c'est : Fitter Happier.
Là encore, la traduction française fait mal ; donc le titre c'est : En meilleur santé, plus heureux.
Le groupe énumère tout un tas de recommandations gouvernementales banales (en version franco-française ça aurait pu donner : manger cinq fruits et légumes par jour et ni trop gras, trop sucré ou trop salé etc...).
Le groupe finit par conclure : "a pig in a cage on antibiotics" ; j'en comprends qu'en faisant du sport, en prenant soit de ma santé physique et mentale je vais devenir (selon Radiohead) un porc dans une cage sous antibiotiques.
Merci pour le conseil... Je crois que je vais m'en passer.
Le côté, je donne un avis sur la politique en enfonçant des portes ouvertes et sans jamais prendre le risque d'en faire moi-même, se confirme avec :
- Electioneering : tout est déjà dans le titre mais Tom Yorke ajoute : "Trust I can rely on your vote" pour être bien sûr qu'on ait compris que la chasse aux électeurs c'est mal.
- No surprise : le groupe nous gratifie encore d'un (trop) facile : le gouvernement ne nous représente pas, il faut le faire tomber ("bring down the government they don't speak for us")
Pour décrire sa dystopie numérique au profit d'un gouvernement corrompu, je trouve que le groupe utilise quand même de très grosses ficelles ; n'est pas George Orwell (1984) ou René Barjavel (Ravage), qui veut...
En synthèse : de très belles mélodies au service d'un discours politico-dystopique un peu facile et rendu indigeste par la voix geignarde de Tom Yorke. L'album est sauvé par les magnifiques Let down et Karma police qui à elles seules justifient l'achat de l'album.
Créée
il y a 5 jours
Critique lue 1 fois
OK Computer fait évidemment partie des albums qu'on aurait pas idée de critiquer. Parce que tout a plus ou moins été dit mais qu'une critique exhaustive est impensable, et parce que tous ceux...
Par
le 28 août 2012
55 j'aime
27
1997. Dans une Angleterre qui subit la loi d'un tandem Oasis/Blur, le monde du rock se retrouvent chamboulé quand débarquent 5 mecs tout droit venu d'Oxford. Menés par un homme sans paupière,...
Par
le 5 août 2015
46 j'aime
8
En plein centre du vacarme du monde tout communiquant, sous l'œil des caméras de vidéosurveillance, c'est une folle créature qui tressaute et crachote des messages héroïques de haine et de désespoir...
Par
le 25 juil. 2014
19 j'aime
1
Si les critiques ont souvent tendance à citer The number of the Beast (1982) voire Seventh son of a seventh son (1988) en tant que meilleur album du groupe, je ne partage pas cet avis.Le meilleur de...
Par
le 13 avr. 2025
2 j'aime
C'est difficile à imager aujourd'hui mais en 1991 Michael Jackson c'était Hollywood : toutes les plus grandes stars voulaient être photographiées ou paraître dans un clip du Roi de la pop.On a donc...
Par
le 3 mars 2025
2 j'aime
Il y a des films qui marquent pour une scène, un personnage, parfois une réplique.Et puis, il y a ceux qui paraissent prévisibles du premier au dernier plan et devant lesquels on s'ennuie en...
Par
il y a 3 jours
1 j'aime