Il existe une édition deluxe de cet album de 1982 avec de nombreux bonus (démos, remixes, faces B…) et un livret à la hauteur rempli de photos et d’infos. Avec ce 2e album, il s’agit pour Duran Duran de conquérir le marché américain, jusqu’ici hermétique à leur pop new wave. Ils vont donc mettre le paquet avec des clips à gros moyens tournés dans des endroits paradisiaques (Sri Lanka, Antigua…) ; un look hyper-travaillé, une pochette devenue mythique. Simon Le Bon et John Taylor se préparent à intégrer les rangs des sex symbols des eighties, avec leurs vestes à épaulettes et leurs brushings impeccables ! Et surtout, bien sûr, la musique : 4 singles vont être extraits de cet album, dont deux vont être des tubes inoxydables. «My own way » et « Save a prayer » ont été des succès modérés, par contre « Hungry like the wolf » et « Rio » sont des morceaux irrésistibles dès la 1ère écoute, des incontournables. Ces titres figurent encore en 2025 dans leurs setlists bien évidemment et la salle explose dès qu’elle les entend. Normal, ils résument parfaitement ce qu'a été le meilleur de la pop britannique au début des années 80.
Mais si on écoute les autres titres, il y a aussi une merveille absolue dans cet album, peu connue du grand public, « The Chauffeur », une poésie musicale composée par Simon Le Bon avant de devenir le chanteur du groupe et il y joue de l’ocarina lui-même. En 1980, le groupe travaille pour une boîte de nuit de Birmingham et une des barmaids propose son petit copain pour devenir le chauffeur du groupe, voilà l’origine du morceau. Le mot chauffeur n'apparaît à aucun moment dans les paroles de la chanson, par contre elle est écrite du point de vue de quelqu'un qui conduit une autre personne, une femme, lors d'une journée torride. À découvrir absolument si vous ne la connaissez pas. Et en 2025, « The Chauffeur » est revenu dans leurs concerts ! Les États-Unis sont conquis immédiatement. Pour tous les fans, cette version deluxe est incontournable. Le NME a élu « Rio » dans les 100 meilleurs albums de tous les temps en 2003. Parfaitement mérité