Disons le d'entrée : Stadium Arcadium c'est 28 titres d'un coup.
28 titres et aucune interlude, titre de transition ; le titre le plus court c'est "If" et c'est déjà quand même un morceau de 2"52.
Face à ce constat, une question ce pose : ce Stadium Arcadium est-il un album digeste ? Poser la question, c'est déjà un peu y répondre car il évident que l'on assimile/apprécie difficilement un tel album à la première (longue) écoute et pour autant d'ailleurs que vous patientiez jusqu'à la fin.
Les Red Hot Chili Peppers ont vu les choses en grand avec ce double album très dense, globalement réussi, mais quand même un peu redondant sur la fin.
La qualité baisse en effet un peu à partir de la moitié du deuxième CD ; il y a également un côté répétitif qui apparaît puisque le groupe, même s'il propose 28 titres, laisse de côté les expérimentations, les morceaux instrumentaux ; non, c'est globalement la même formule qui subit de multiples petites variations.
Reste que quantité et qualité ne s'excluent pas toujours, Stadium Arcadium c'est ainsi un nombre de "tube" et de morceaux marquants assez remarquable (ex : la basse sur "Desecration Smile" est tout simple magique, c'est simple mais tellement efficace). C'est même un album avec lequel j'ai redécouvert certains titres (notamment "Hey") des années après l'achat. Cela résume assez bien l'album, il y a tellement de titres que l'on a presque jamais totalement fait le tour.
En synthèse : un excellent double album mais attention à l'indigestion si vous n'espacez pas vos sessions d'écoute