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le 15 janv. 2012
SuivreAu théâtre ce soir
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Les grincheux critiqueront toujours Dream Theater mais force est de reconnaître que ce groupe était alors à un niveau de créativité hors-norme. Cet album reste dans la droite ligne de « Octavarium », mélange d’influences très nombreuses qui avaient, comme toujours, fait grincer des dents. Mais à partir de toutes ces influences parfaitement assimilées, cette musique reste unique, reconnaissable en quelques notes, c’est bien du Dream Theater bon sang ! Et des bataillons de formations ont essayé de s’en approcher mais sans jamais réussir. Ce qui explique que le groupe vient de fêter ses 40 ans en fanfare à Paris là où beaucoup de suiveurs ont disparu dans les tréfonds de l’oubli. Alors, bien sûr, comme dans l’album précédent avec « This dying soul » et « Never Enough », les clins d’œil à Metallica et Muse sont à nouveau là dans « Constant Motion » pour le 1er et « Prophet of war » pour le 2e. On a surtout un groupe qui maîtrise tout, à la technique irréprochable mais toujours au service de l’émotion et d’une histoire. « In the Presence of Enemies » ouvre et ferme l’album pour une pièce au total de 25 mn. « Constant Motion » et « The Dark Eternal Night » sont d’une puissance assez impressionnante.
Et puis, avec « Repentance », Mike Portnoy nous offre son 4e chapitre de sa lutte contre l’alcoolisme, les trois premiers étant « The Glass Prison », « This Dying Soul » et « The Root Of All Evil » dans les albums précédents. Les solos de Petrucci y sont plus « gilmouriens » que jamais et Portnoy a invité ses amis et collègues musiciens Mikael Åkerfeldt, Jon Anderson, David Ellefson, Daniel Gildenlöw, Steve Hogarth, Chris Jericho, Neal Morse, Joe Satriani, Corey Taylor, Steve Vai et Steven Wilson à enregistrer leurs propres excuses, regrets et peines, intégrés ensuite au morceau. Quelle affiche ! Bien sûr, il n’est pas question pour Dream Theater de surprendre ou révolutionner, on leur a assez reproché. Pourquoi un groupe devrait-il « révolutionner » la musique à chaque album ?! Ils font ce qu’ils savent faire de mieux et le font superbement. Sans être un album incontournable, il contient suffisamment de bonnes choses pour y revenir plusieurs fois et ça, ça n’est pas donné à tous les groupes. Entre 7 et 8 étoiles.
Créée
le 8 févr. 2026
Critique lue 5 fois
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