Le politiquement correct américain amène parfois à des choses étonnantes.
Au dos de la pochette du vinyle, on a ainsi un titre : "Bitches ain't shit" qui est très pudiquement retranscrit "Bitches ain't s_ _ _".
Cette pudibonderie tranche totalement avec le contenu de l'album qui n'est jamais censuré (pas de "biiip" ou de coupure) ; de toute façon, s'il avait fallu censurer le contenu audio c'est la moitié de l'album qui aurait été coupée/bippée.
On atteint en effet des sommets en termes de vulgarité/provoc. A titre d'exemple, je me suis amuser à copier-coller le texte des deux premiers titres dans open office pour que le logiciel compte le nombre de : nigga/niggaz , fuck/fucking/motherfucker, dick et bitches.
Résultat :
nigga (et dérivés) : 25
Fuck (et dérivés) : 34
Dick : 8
Bitch : 3
Je m'attendais à plus de "bitch/bitches" mais ce sont les deux premiers titres.
Reste l'aspect strictement musical/instrumental de l'album ; sur ce point précis, l'album est une totale réussite.
Dr. DRE est parvenu à obtenir un son unique (signature west coast) avec des basses à la fois profondes et précises.
Pour en profiter, il est néanmoins quasi-indispensable de disposer d'un caisson de basses ; l'album me semble avoir été conçu dans l'optique que l'auditeur dispose pour l'écoute d'un tel caisson. A ce titre, je précise que jamais je n'avais autant perçu le bénéfice du dispositif qu'avec cet album.
En synthèse : Avec un bon caisson de basse l'album vaut (à mon humble avis) 7 voire 8 ; sans ce serait entre 3 et 4.