Chaque musique a ses instigateurs, le rap a des artistes comme Run-DMC ou Public Enemy et le punk a The Stooges, quatre jeunes adultes qui n'ont pas fini de cracher leurs frustrations à leurs parents pendant leurs crises d'ados respectives.
Et forcément, de la frustration peut s'échapper beaucoup de talent, et pour ainsi dire, c'est le cas de nos chers Stooges.
Fort d'une musique immaturement hilarante sur beaucoup d'aspects, le groupe nous plonge dans son univers incel/musicophile où, sur un génial solo de guitare, on peut entendre le vocaliste du groupe hurler qu'il pourrait devenir un chien pour son amante. Et malgré certaines paroles machistes et inconsciemment puériles, l'aura électrique du groupe ne se dilue jamais au cours du projet.
L'ivresse du rock parcourt chaque piste avec beaucoup d'adresse et l'énergie ambiante de chaque morceau nous enivre avec eux ; leurs sons nous donnent envie de secouer frénétiquement la tête à chaque nouvel accord, et tout ça sans aucune performance vocale maîtrisée, juste avec beaucoup de rage, beaucoup de frustration, beaucoup de bêtise et, par-dessus tout, beaucoup de talent.