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Gabriel était devenu une vedette mondiale depuis « So », la tournée pour Amnesty International en 1988 l’avait conduit dans le monde entier avec Sting et Peter Gabriel. Musicalement, tout lui réussissait. Pourtant, ce succès monstre va le conduire à divorcer de sa femme Jill avec qui il était depuis les années 70, ses filles s’éloignent de lui (ou était-ce déjà le cas ?). Sa famille vole en éclat. Bien entendu, ce contexte triste voire dépressif va se retrouver dans les thématiques de cet album, le couple et ses vicissitudes. On pourrait alors penser à un album mélancolique, déprimant et ce ne sera pas du tout le cas. On le sait, beaucoup de grands albums sont nés dans la douleur (« Rumours » ou « Goodbye Yellow Brick Road » par exemple) et ici, Gabriel nous offre un excellent album, transcendant la douleur et la tristesse, varié et terriblement efficace. Il s’entoure de musiciens fidèles comme Brian Eno, David Rhodes, Tony Levin et Manu Katché, mais invite aussi Sinead O’Connor (le duo sur « Blood of Eden ») et John Paul Jones ("Fourteen Black Paintings"). Dans "Come Talk to me", Peter exprime sou souhait de se rapprocher à nouveau de ses enfants. Peter mélange son pop rock à la world music à la perfection avec des percussions, des cornemuses…Les chansons sont éclatantes et irrésistibles comme « Digging in the dirt », « Steam » ou encore « Kiss that Frog » alors que la conclusion sur « Secret World » amène une touche d’optimisme. Allez, sans critiquer la production de Daniel Lanois, on peut juste dire que les morceaux de cet album prendront encore de nouvelles couleurs en concert. Écoutez juste ce qu’ils donnent sur le « Secret World Live », gigantesque ! Peter y interprète « Blood of Eden » avec sa choriste Paula Cole et la version en est encore meilleure que celle avec Sinead, pleine d'intensité.
Créée
le 24 mars 2026
Critique lue 12 fois
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