S'il ne fallait garder qu'un album de la (longue et assez répétitive) discographie d'Amon Amarth ce serait très probablement celui-ci.
L'album ne révolutionne pas la formule, très stable depuis un quart de siècle, mais il l'applique avec une justesse, une efficacité inégalée.
Versus the World s'écoute d'une traite, il n'y a aucun passage à vide ; le groupe aligne les pépites les unes après les autres.
Les mauvaises langues pourront arguer de ce que la formule est toujours la même ; voire qu'il y a plus de variété sur certains albums d'autres groupes que dans toute la discographie d'Amon Amarth.
La critique s'entend mais sur cet album, les fondamentaux du groupe sont tellement bien exécutés que l'on s'abandonne très facilement au confort un peu paresseux d'une nouvelle écoute. Il n'y aura pas de surprise (de morceaux instrumentaux, de composition à rallonge ou de nouveaux instruments) mais c'est parfois ce que l'on attend d'un disque : proposer, sans aucune surprise, la meilleure version de ce que sait faire le groupe et rien d'autre.
En synthèse : vous prendrez autant de risque en achetant cet album qu'en plaçant vos économies sur un livret A (mais avec un meilleur rendement)