le 2 mars 2025
2025 et toujours pas un thune
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Bolt Thrower est un groupe fondé dans les chiottes d’un bar miteux pendant un concert punk…
Le guitariste a réussi à convaincre sa petite amie de venir tenir la basse…
Le groupe engage leur roadie pour remplacer leur chanteur…
Les studios d’enregistrement brûlent juste après le passage du groupe…
Tout leur univers musical est basé sur le jeu de plateau Warhammer 40k (univers de science fantasy dont le lore comprend notamment des dizaines de roman, bref, un paradis fantasmagorique de geeks)…
Avec tout ça, comment Bolt Thrower ne pourrait-il pas être bon ?
Si les tankistes US fonçaient sur l’autoroute de la mort du désert irakien en taillant des croupières aux divisions de la garde avec du métal à fond les ballons dans le casque, on imagine aisément les Spacemarines faisant de même avec du Bolt Thrower, quelque part loin dans l’univers et le futur.
Pour une fois la fin de l’histoire du groupe ne sera pas pathétique… Estimant ne pas être capable de sortir un scud à la hauteur de leur discographie passée, le groupe, après avoir essayé de composer de nouvelles chansons, se refuse à sortir un nouvel album. Cela s’appelle respecter ses fans et bons nombres de légendes décaties feraient bien d’en prendre de la graine, même si, dans le fond, les groupes ont les fans qu’ils méritent et vice-versa. Si les fans sont assez bêtes pour cracher au bassinet de rondelettes sommes pour du merch douteux, des places de concert ou de mauvais albums et bien, tant pis pour eux.
En attendant la fin du monde, le divin atome ou la sainte comète, écoutons Bolt Thrower et à défaut d’éclater les crânes de nos ennemis, faisons notre vaisselle ou notre ménage. Nous vivons à une époque confortable où les combats se font contre l’entropie, même si ce ne sont que des batailles gagnées dans une guerre perdue d’avance. Il n’y a pas de pires combats que ceux-ci. En revanche, il y a pire bande son que celle-là.
Créée
le 6 avr. 2025
Critique lue 5 fois
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