Une BD d'horreur et de fantastique qui se passe dans les années 80. Mélange des influences aussi variées que Donnie Darko et Lost Highway, avec des touches d'Hellraiser, de Tron et de Stranger Things. Comme si des démons de différents cauchemars avaient décidé de fusionner, pour créer une oeuvre picturale sanglante qui défie toutes les conventions. Oui c'est certain.
Un type nommé Gavin, déchiré entre la réalité et un monde qui semble sortir tout droit d'un trip psychédélique horrifique avec mutilation faciale, annonce au commissariat qu'il a massacré sa famille. Bon, jusque-là, c'est bizarre. Mais si vous pensez que le bizarre s'arrête là, vous vous trompez carrément.
Gavin est bringuebalé de réalités alternatives en réalités alternatives (oui comme Docteur Strange et le multivers) mais ses réalités à lui sont régulièrement entrecoupées de scènes à décors rouge et qui semblerait être l'éclairage que l'on pourrait envisager pour une boîte SM, tandis que des monstres humanoïdes probablement empruntés à Clive Barker (ou un cousin de Vecna), décide de taper une discussion à n'y rien comprendre sur un jeu vidéo, Arcadium.
Respire.
Alors, on ne sait pas trop si nous sommes dans un trip, un cauchemar, une illusion ou une folie. Il y a des symboles de sablier (métaphore du temps qui passe ?), des arcades de l'Enfer, des familles massacrées, un chien décapité, une meuf nue avec des cheveux devant le visage comme The Ring, un petit garçon masqué avec des cornes et autres violences gratuites incompréhensibles.
En fin de compte, Arcadium est une orgie de confusion et de terreur, qui me laisse perplexe.