Attiré par la couverture intrigante, notamment cette tour penchée qui pique la curiosité, j’ai ouvert Ballades avec enthousiasme.
Mais dès les premières pages, la lecture s’est avérée laborieuse. Chaque bulle demande un effort de déchiffrage, et avec le texte en vieux français, l’immersion devient compliquée (dyslexiques, abstenez-vous !). On accepte le parti pris au départ, on joue le jeu, mais rapidement l’effet s’essouffle.
L’humour repose presque exclusivement sur ce mélange de langage moderne transposé en ancien français. Amusant sur quelques bulles, mais répétitif sur la longueur. On espère alors que l’histoire viendra compenser… mais là encore, rien de bien surprenant. On se retrouve avec un conte revisité, sur fond de féminisme basique et consensuel, qui ne décolle jamais vraiment.
Côté dessin, j’apprécie toujours les expérimentations graphiques, mais ici, elles manquent de maîtrise et ça se ressent.
Au final, même si j’aime les propositions issues de l’underground, Ballades me laisse une impression de maladresse et de manque d’intérêt. Dommage, l’idée de départ promettait plus.