Après un troisième tome carrément décevant, j'espérais que le quatrième volet de Baptism corrigerait les multiples incohérences de l'intrigue. Si certaines lacunes ont été comblées, la conclusion m'a semblé complètement forcée et précipitée. Peut-être que cette fin paraissait révolutionnaire et audacieuse à l'époque de sa publication, mais avec nos connaissances actuelles en psychologie, je trouve difficile d'y adhérer.
Les premiers tomes explorent des thèmes comme la beauté et la jeunesse, évoquant des expériences scientifiques effroyables : imaginez Erzebeth Bathory qui aurait le docteur Menguele pour pote. Jusque là, c'est plutôt bon comme idée.
Mais voilà que plusieurs élèments laissent à penser que ce n'est pas le meilleur Umezu : l'instituteur bizarre, laisse planer une ambiguïté non résolue, un coup c'est un misogyne pédophile, puis non, puis on ne sait pas. Son développement manque de clarté et finit par m'énerver. de même, le personnage de l'enfant qui agit de manière désordonnée, et la mère absente sans que personne ne s'en inquiète, ajoutent à la confusion générale. N'étant pas familière des moeurs japonaises de l'époque, je me dit "admettons"...
Mais cette conclusion !
Spoiler alert, la mère enterrée depuis plusieurs semaines revient comme si de rien n'était. Cela dit, ce n'est qu'une partie de l'absurdité, car d'autres éléments encore plus invraisemblables suivent dans un récit qui se voulait finalement plus réaliste que prévu. Genre une gamine qui tue des gens avec le raisonnement évoqué...
Umezu aurait mieux fait de rester dans le registre du fantastique.