Un manga qui se déroule dans le monde des démons mais aussi dans celui des humains puisque les protagonistes font régulièrement la navette pour les besoins de l’histoire… mais « histoire » ou « intrigue » est un bien grand mot ici, car ça vole de façon permanente au ras des pâquerettes… Tout ce qui peut se passer dans Blood Lad s’avère en effet trop rocambolesque et en même temps bien peu crédible.
Le ton est résolument léger, fort bas de plafond et volontiers caricatural pour ne pas dire trop souvent imbécile ; si ce relâchement à tendance humoristique peut faire sourire de temps à autre, il s’enlise très vite dans la monotonie, la routine et… l’ennui !
J’ai déjà eu du mal à finir le premier tome et quant au second, je me suis arrêté aux deux tiers grosso merdo. Quand on pense que la série en compte 17, on ne peut que constater l’étendue des dégâts à venir…
Le dessin n’est pas très sophistiqué, loin de là même mais fait le boulot de manière assez efficace ; les poncifs sont ici très habituels avec le jeune héros trop baba-cool entouré à son insu de quelques jeunes filles à gros seins… mais il manque les petites culottes, hélas ! Blood Lad vise en effet les ados et reste donc très prude (pour un manga s’entend). Voilà qui n’aide pas à faire passer la pillule… d’un manga qui se la joue trop et soûle énormément !