Vous aimez l'ambiance city-pop du Japon des 80s? Les blagues sous la ceinture et le slapstick? La badasserie flinguesque? Les histoires d'amour tendres et subtiles? Alors vous avez forcément adoré City Hunter.
J'ai beau le relire pour la 3e fois, je suis toujours aussi fan de ce manga, peut-être même un peu plus à chaque fois. Tsukasa Hojo a non seulement un coup de crayon du feu de dieu (et le milieu-fin de City Hunter, c'était vraiment son prime, j'aime moins son style actuel), il sait aussi nous faire rire aux larmes et nous émouvoir doucement sans avoir l'air d'y toucher.
Alors c'est vrai, ces moments "dramatiques" sont peu faciles et convenus parfois, mais dans le contexte du personnage de Ryo et de son passé terrible, ça raconte vraiment quelque chose d'étonnamment doux. Et c'est pour ça que Ryo est un personnage autant aimé des fans. Il est badass et il nous fait pisser de rire, c'est vrai, mais il est aussi touchant sans jamais se montrer faible. Et sa dynamique avec Kaori fonctionne du tonnerrre. Non, vraiment, Tsukasa Hojo a réussi avec brio à construire leur relation de façon crédible, sans en faire des caisses ou jouer du mélodrama, juste en dosant ce qu'il faut avec les non-dits. C'est bien simple, Ryo restera mon crush fictif préféré, loinnnnn devant n'importe quel perso masculin de mangas shojo (me jugez pas, oh!, tout le monde à son crush fictif, mentez pas!).
On a eu beaucoup de chance d'avoir pu profiter d'une telle oeuvre sans censure grotesque à l'époque.