C’est un manga bien taré et indéniablement (très) excessif, très brutal également puisque cette nouvelle espèce mutante (qui se présente sous la forme de frêles et jolies jeunes filles…) peut vous arracher la tête à distance et/ou vous couper en deux…
L’espèce de l’homo sapiens est donc en danger et tente dans un laboratoire secret de trouver des contre-mesures… avec une cruauté certaine !
Ainsi, le manga se laisse aller à une méga violence de part et d’autre mais aussi à de sérieux épanchements d’une niaiserie sans commune mesure : tout le monde chiale à n’en plus pouvoir plus ou moins régulièrement là-dedans et à cet égard l’auteur en fait des tonnes (et des méga tonnes même !).
L’histoire se laisse suivre agréablement mais tend à faire du surplace les trois quarts du temps. Seule la dernière partie donne un coup de turbo dans la résolution (encore brutale et pleurnicharde à la fois), puis l’épilogue se répand encore un peu plus, encore plus larmoyant que d’habitude. Franchement, on en rirait presque…
Le ‘fan service’ est assez étonnant (et généreux), surtout dans les premiers tomes et s’avère en fait souvent bien drôle (là aussi, l’auteur en fait un peu trop, je crois…).
Le dessin n’est pas très réussi dans l’ensemble et ce sont surtout les visages qui sont ratés… bien que ça s’améliore au fil des tomes, un petit peu quand même.
Finalement, un manga contrasté… et vraiment bizarre. Il a en même temps un côté fascinant et un côté un brin fatigant, pour tout dire : ça coupe, ça démembre, ça chiale, ça gémit (!), ça rage… et rebelote. Parfois amusant, d’autres fois, assez lourdingue à force (tiens, chiale encore un coup, putain !).