Cela mélange un peu tout et n'importe quoi, mais on est quand même d'accord sur un point : c'est gore.
Un homme cochon en costard qui possède toutes sortes d'armes tranchantes et contondantes, un type qui possède la capacité de transformer son corps de la maigreur, à l'apparition soudaine de bubons cheloux avant d'être mégabodybuildé (une transmutation que je n'explique même pas par la radioactivité présente sur l'île, mais je ne suis pas scientifique), six membres d'un club d'archéologie qui n'ont quand même pas l'air très malins (disons que j'attends mieux de la part de gens un minimum cultivés, notamment sur le fait de se retrouver sur une île inconnue), des sangsues, des poissons radioactifs, des épaves de bateaux… Et si vous pensez que c'est une étude ethnologique sur des hommes cochons isolés trop longtemps sur une île déserte, vous vous trompez complètement.
L'escapade que nous offre Hokazono, ressemble plutôt à une oeuvre de Hans Bellmer jetée à la poubelle avec un reste de sauce ketchup barbecue, d'épluchures de légumes et de poissons crevés avariés. Dès la première vignette, on tranche dans le vif du sujet, dans tous les sens du terme. Et si on parvient tout de même à se distancier du cauchemar, c'est parce que les victimes ne sont pas très futées… Alors, oui, c'est très élitiste de prétendre que s'ils sont cons, on a le droit d'avoir moins d'empathie, mais c'est un manga alors je m'octroie ce droit. Rappelez-vous dans Piranha de Alexandre Aja, on éprouve presque du plaisir à voir tous ses débiles se faire bouffer. Alors, je ne soutiens pas que toutes les victimes méritent d'avoir rencontrer l'Homme cochon, mais nos six membres commencent dès leur arrivée au large, à faire tout ce qu'il ne faut pas faire ! Comme par exemple, couler le bateau…
Me voilà tentée par le tome 2, à parier comme pour un slasher : quel est le prochain crétin qui va se faire bouffer?