Est-ce que la viande des gens qui mangent bio est meilleure que celle qui mangent mcdo? Est-ce que les cannibales se posent vraiment ce genre de question? Est-ce que c'est une philosophie de vie alliant coutume ancestrale, spiritualité, rituel de renforcement vital ? Ou est-ce tout simplement de la sauvagerie? Mais trève de plaisanterie.
Daigo Agawa, policier, débarque avec sa femme et sa fille dans un village perdu au fin de la cambrousse. Les villageois ne sont pas spécialement accueillants, c'est d'ailleurs un trope de ce genre de synopsis : Hot Fuzz de Edgar Wright, The Wicker Man de Robin Hardy, Nothing but Trouble de Dan Aykroyd en juge effroyable, Midsommar de Ari Aster, Les Chiens de paille de Sam Peckinpah, Délivrance de John Boorman, U Turn d'Oliver Stone, Furie de Fritz Lang et quelques épisodes de X-Files avec des locaux pas rassurants. Les habitants sont agressifs, cachottiers, et plutôt enclin à la communication unilatérale. Et puis, il y a cette suspicion de cannibalisme qui traîne partout.
Un jour, il trouve sa fille avec un doigt dans la main. Vous allez me dire, des doigts dans les mains c'est normal, mais je précise que ce n'est pas le sien. Et ça, admettez-le, c'est bizarre.