Points d'intérêts :
- le dispositif narratif de Gantz, extrêmement flexible, qui permet d'introduire facilement de nouveaux personnages, de multiplier les combinaisons et d'assurer le rythme et l'intérêt de l'oeuvre ;
- le mystère à la Lost est levé de façon satisfaisante ;
- la représentation saisissante du terrorisme, de sa facilité d'action, de sa brutalité, et du sentiment d'extrême vulnérabilité qu'il suscite ;
- une oeuvre qui dépeint assez fidèlement les affects d'un jeune adolescent (une de plus) ;
- un univers riche, globalement cohérent, souvent créatif et plutôt bien foutu.


Points questionnables :
- le discours sur l'immigration [attention gros spoil] : l'immigration serait la source de toute la violence dans le pays, mais elle serait aussi compréhensible et le fait d'êtres comme nous, que l'on préférait ne pas génocider ; mais bon, si on n'a pas le choix, on les génocide car, après tout, ce sont eux qui ont commencé. Un sujet aussi sensible aurait sans doute mérité une réflexion plus aboutie [fin du gros spoil]
- l'introduction de la possibilité de ressusciter des personnages, qui hôte à Gantz sa principale force : le sentiment de perte et de désarroi associé à la mort de personnages au coeur de l'intrigue. Si tout sacrifice peut être corrigé dans la semaine, s'agit-il encore d'un sacrifice...
- la violence n'est pas particulièrement bien illustrée (par rapport à un One punch man) or elle constitue une part (sans doute trop) importante de l'oeuvre ;
- une oeuvre qui échoue lamentablement au Bechdel test : aucun personnage féminin digne de ce nom sur l'ensemble de l'oeuvre. Les deux personnages un minimum développé ont pour vocation exclusive d'être amoureuse du protagoniste. C'est grotesquement peu...
- la fausse piste des vampires : pourquoi ?
- l'arc narratif de Kei est assez grossier : de lycéen médiocre à super-héros en relativement peu d'étapes, avec assez peu d'explications. Gantz est clairement un power fantasy pour jeune homme. Un plaisir coupable et plutôt ciblé, donc.


Quelques influences notables :
- Dragon Ball (resucitation à la Shenron) ;
- Berserk, pour les visions d'horreur ultra-violentes, grouillantes et cauchemardesques, évocatrices de l'iconographie de Jerome Bosch

chocapicrocholin
7

Créée

le 29 déc. 2021

Critique lue 38 fois

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5

mesmer

le 26 sept. 2015

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