Araki en bon styliste passionné de mode et de luxe ne peut décidément pas ne pas passer par l'Italie. L'histoire du pays est un décor parfait pour y transposer l'action et la mythologie de la saga. Bien sûr, la mafia également. On suit Giorno Giovanna, descendant des Brando et des Joestar. Mais la généalogie s'arrête là pour lui. Il n'a que faire de son passé ou de son héritage. Sa famille, il la trouvera lui-même. Les liens de sang n'ont pas leur place ici et sont même un obstacle. Les thématiques typiques de l'univers mafieux sont là. Traffic de drogue, une fille à protégé, un boss inconnu et mystérieux. Le road trip en Italie sera semé d'embûche et de mystère. On avance à l'aveugle en suivant les indices, qui est le boss ? Qui est Diavolo ? Où les trouver ? La structure est toujours la même. Mais comme d'habitude, le renouveau se fait tout au long du manga avec les différents stand et l'attachement aux personnages.
Araki déforme les perspectives dans tous les sens, met en scène l'invisible et découpe le temps. Rares sont les mangas à atteindre un tel style narratif et visuel. Le propos est plus nuancé à l'image des héros. Comme à chaque fois, on se demande comment faire un méchant plus puissant et maléfique que jamais et il y arrive avec brio.