Pas de mauvais jeu de mot sur le titre, bande de pervers ! surtout qu’on trouve ici de l’heroic fantasy qui a priori ne casse pas trois pattes à un canard (ou une licorne) mais qui s’avère étonnamment dépaysante de par son monde et son ambiance très bien rendus. Ses personnages sont bien croqués et restitués ainsi que fort crédibles… sauf peut-être le « mercenaire rouge » un peu trop bellâtre et blaireau de base, juste là pour amuser la galerie en fait.
A part les mômes dont la gamine est particulièrement opiniâtre, le héros amnésique (ou presque) est le plateau de résistance de cette saga qui porte bien son nom : Guin, l’homme à tête de léopard, fort comme un Conan, agile comme un Tarzan, intelligent et rusé également ! mais malheureusement on n’en saura guère plus à son sujet, car si cette saga d’aventures en 6 tomes se révèle bien menée et souvent passionnante, elle se termine en queue de poisson.
Comme si quelque chose était arrivé (mais quoi donc ?) et le manga en a clairement pâti : sabré, tronqué, abandonné et coupé dans son élan : cette fin du tome 6 est un foutage de gueule très regrettable. On apprend en annexe dans les premiers tomes que la saga est tirée d’une série de bouquins fort nombreux mais on ne lira jamais le fin mot de l’histoire, hélas.
Le dessin est en tout cas bien agréable et n’appelle que peu de critiques, à part les scènes de combats (ou plutôt de batailles) assez confuses, ainsi que des plans éloignés pas forcément très bien rendus. Un beau potentiel donc pour un manga tout à fait intéressant mais au potentiel non réalisé…