Tom King délaisse une nouvelle fois les super-héros pour nous livrer un récit de fantasy initiatique inspiré, chez Dark Horse (Glénat chez nous).
L’histoire nous est contée via une interview de miss Lilith Appleton, une gouvernante engagée pour s’occuper d’Helen, jeune fille de 16 ans, alcoolique, qui vient de perdre son père, écrivain de pulps de fantasy à succès, et qui est envoyée au manoir de Wyndhorn, appartenant à son grand-père, Barnabas.
La personne qui l’interviewe écrit une biographie sur l’auteur en question, et nous allons suivre en parallèle deux histoires : la principale se déroulant dans le manoir et ses alentours vers 1930, avec les aventures d’Helen et son grand-père. La seconde raconte l’héritage de C.K. Cole, le père d’Helen (une version fictionnelle de Robert E Howard, le créateur de Conan Le Barbare, qui a d’ailleurs eu le même destin funeste) au fil des années qui passent et au travers de multiples personnages (biographe, lecteurs, etc.), jusqu’à nos jours.
Depuis peu installées dans le manoir, Helen et sa gouvernante vont vite se rendre compte que Barnabas semble être une sorte de guerrier / chasseur de monstres qui semble tout droit sorti d’un conte de fées. Nous allons apprendre aussi assez rapidement que les histoires que le père d’Helen écrivait n’étaient pas simplement tirées de son imagination, mais de voyages épiques dans un monde fantastique avec son père Barnabas, ou Othan de son autre nom dans l’Autre Monde, accessible via une porte gardée au fin fond de la forêt jouxtant le manoir, gardée par une vielle sorcière.
Mais nous avons droit également à un récit sous-jacent sur la reconstruction après un deuil. Difficile d’ailleurs dans les premiers chapitres de ne pas se demander si tout ceci n’est pas simplement une métaphore et si Helen n’est pas juste en train de rêver suite à une énième cuite (car oui, la jeune fille de 16 ans a un sérieux problème d’alcool).
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