Je me souviens de la scène du marchand de glaces dans Assaut de John Carpenter. Il me semble que c'était l'une des premières fois, dans l'histoire du cinéma, qu'une enfant était abattue avec une telle froideur et autant de réalisme.
Je me souviens aussi du marchand de glaces dans le clip Loco de Coal Chamber.
Et de ce marchand de glaces siamois dans Les Contes de la Crypte.
Bref, dans cet imaginaire, le marchand de glaces, avec sa petite musique attirante et faussement rassurante, n'a plus grand-chose à voir avec mes souvenirs d'enfance, ceux où il faisait le tour du rond-point de ma cité HLM pour nous vendre des glaces pas chères.
Cela fait longtemps qu'on m'a recommandé ce comics un peu à part. Il était resté dans un coin de ma tête… jusqu'à ce que je tombe sur la bande-annonce du prochain film de Eli Roth (qui après recherche, n'a rien à voir avec le Comics).
Ce premier tome est étrange. Une succession de tableaux : des scènes glauques, presque détachées, dans une petite ville sans éclat. Comme si le mal incarné avait endossé le costume d'un marchand de glaces pour sillonner les rues, pour vendre autant de glaces que du désespoir. Parfum vanille, parfum fraise, parfum chocolat, parfum angoisse, parfum morts...
Le graphisme très coloré et arc-en-ciel, donne l'impression d'une imagerie joyeuse mais cassée par des thèmes digne d'une cérémonie funéraire. La suite vite…