Isayama, une auteur médiocre de plus


Ce très cher Odieux Connard nous livre quelques pistes pour détecter une écriture paresseuse. En voici quelques unes:


-Être victime victime du syndrome LOST, c'est à dire de créer du mystère au lieu de développer une intrigue cohérente . Le mystère, c'est pratique, ça permet de masquer votre incompétence en tant qu'auteur, et de maintenir le taux d'endorphine du lecteur au plus haut, car ce dernier ne pourra s'empêcher de créer moultes théories pour combler les trous de l'intrigue. Théories qui sont, pour la plupart plus convaincantes et crédible que ce que l'auteur écrira par la suite.

-Créer des armures en scénarium inoxydable autour de votre personnages

- Faire que l'intrigue n'avance que par la stupidité des personnages

-Faire usage de voyages dans le temps


Isayama s'est vautré sur tous ces obstacles sans exceptions, à divers degrés.


En effet, il parait que SNK est un manga où tout le monde peut crever. Effectivement, une foule de figurant s'ajouter au trône du dieux de la guerre. Mais, par une une série heureux hasards, les personnages principaux ressortiront des batailles aussi frais qu'une rose que l'on cueille au petit matin pour l'offrir à son aimé(e). Les seuls qui auront les honneurs de la mort sur le champ de batailles sont ceux secondaires à l'intrigue. Ou qui sont de toutes les manières au bout de leur arc narratif à l'instant de leur décès.

Non Hajime, créer une atmosphère de tension, ce n'est pas sacrifier des hordes de PNJ dont on ne connait pas le nom, ni le visage. Car, Isayama veut représenter la guerre, et dans une guerre, il est normal de voir des gens mourir. Il est en revanche anormal de voir des gens échapper au rendez vous avec le grand barbu car un nom leur a été attribué par le scénario. L’ambiance de terreur en prend un coup lorsque l'on apprend petit à petit que les gens ayant un patronyme sont destinés à survivre.

Ainsi, le sommet du grotesque sera atteint lors des derniers tomes, où l'ultime alliance affrontera une armée complète de titans primordiaux, sans avoir à décompter de cadavres dans lueurs rangs. Oui les mêmes qui sortaient le pantalon marron lorsqu'il fallait en affronter un seul primordial survivent tous sans exception, par on ne sait quelle magie scénaristique.

Second point, il s'avère qu'une fois le fil de l'intrigue déroulé et le choc des "révélations " distillées par Hajime passé, on arrive à deux conclusions rationnelles.

Premièrement, les plans des personnages sont incroyablement cons. Leur réussite est conditionné à l'intervention divine du hasard. Les personnages ne prennent pas de décisions risquées et douloureuses, mais terriblement logiques d'un point de vue rationnel. Non, ils jouent aux dés et Inch'Allah ça passe.

Exemple simple: les Mahrs demandent à des ADOLESCENTS, qui au passage, représentent la moitié de leur potentiel militaire, d'aller récupérer le titan original à Paradis. Le tout seuls, sans possibilité de communiquer ni de retourner chez eux et sans indications quant à la situation interne de l'ile. Bref, les gosses démerdez vous Parmi tous les esprits brillants de l'Etat Major PERSONNE n'a émis hypothèse que, éventuellement ça pourrait merder quelque part. Heureusement qu'ils sont arrivé pile au village où le titan originel était stationné, et que ledit titan était impuissant hein. Ils auraient eu l'air fin si le roi détenait l'originel et avait oblitéré Bertoto, Reiner et Annie sans autre forme de procès.

Autre exemple, Sieg qui décidément n'apprend jamais les leçons du passé. Heureusement pour lui, Levi oublia que les hôtes des titans peuvent se régénérer.

Deuxième point, Isayama n'avait aucune idée pour conclure son récit. Enchainer mystères et révélations, multiplier les twists, c'est facile car gratuit. les enchainer tout en gardant cohérence et logique c'est pus complexe. Et la fin de SNK est une jolie pile d'incohérences en tout genres.

Eren qui explique à longueur de manga qu'il veut préserver ses amis. Avant d'annoncer qu'l n'hésitera pas à les tuer. Avant de dire à Armin, qu'il voulait les faire passer pour des héros. Heureusement que tu ne les a pas accidentellement buté pendant qu'ils attaquaient, cela eut été dommage. Le même Eren qui expliquera qu'il a détruit le monde car... bon en fait il sait pas trop pourquoi, mais ça peut arriver à tout le monde de se réveiller ronchon donc on pardonne .

Ses potes sont des héros aux yeux du monde. Enfin ce qui reste, car 80% du monde est rasée à la fin. Mais dans la diégèse, tout le monde est heureux et sourit. Plait il?! Ce n'était pas pour éviter ce massacre que vous avez décidé d'aller chercher Eren par la peau du cul plutôt que de profiter du spectacle depuis votre ile?

Toute l'histoire est arrivée car Ymir "aimait le roi Fritz et attendait Mikasa". Texto, sans plus d'explications. Je sais que la femme est un animal fort étrange (je sais qu'elle a les cheveux long et l'esprit court sans plus de précision), mais je ne pensait pas qu'elle pouvait tomber amoureuse d'un homme qui la met en esclavage, l'aveugle, la violente, et la trompe allègrement. Merci Hajimé, c'est avec tes conseils en tête que je vais de ce pas me mettre en quête d'une compagne agréable à l'oeil.

Bref la conclusion souffre de défauts structurels, illustrant la fragilité des fondations bâties par l'auteur. Contrairement à une idée reçue c'est la destination qui compte, pas le voyage. Ne pas savoir achever convenablement ce que l'on avait commencé, c'est un signe d'incompétence. Si un participant à une course de haie se vautre sur le dernier obstacle, il finit dernier. Offrir une fin incohérente implique que tout ce qui précède (au moins une bonne partie) est incohérent, et oit être loiquement jeté.


Et, le pire c'est que SNK avait un certain potentiel, malheureusement gâché par la médiocrité de son auteur. Car, si Isayama avait eu quelque chose de consistant dans le pantalon il aurait pu offrir un point final satisfaisant. Pour cela, il aurait fallu simplement suivre la direction que lui même a indiqué dans les premiers tomes. Pour le coup, il aurait vraiment pu produire la fin douce amère qu'il rêvait d'écrire. Une fin plus amère que douce d'ailleurs, avec moultes morts, souffrances et traumatismes. Au lie de cela Isayama a préféré flatter son lecteur, à coup de twist relevant de la pose la plus médiocre, de bons sentiments.

SallyC
3
Écrit par

Créée

le 23 janv. 2024

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