Notre bon Bilal s’emberlificote tout seul dans son histoire extravagante, et vas-y que je mélange tout, les dieux égyptiens, la géopolitique et les paradoxes temporels, avec mes personnages de toutes les couleurs, à moitié à poil la plupart du temps. Le reste du temps, ils se salissent, comme de vieux moteurs laissant filtrer des fluides gras et nauséabonds. Tout est délabré et bancal, les décors comme les êtres. Une journaliste aux cheveux bleus passe d’un amant à l’autre et se gave de petites pilules aux effets inattendus, les deux Nikopols se croisent sans se retrouver, le monde part à vaux-l’eau… que dire de plus ? C’est bizarre, ni désagréable ni agréable, il y a des trouvailles, dont cette fausse page de Libé qui publie des articles du futur pas très bien rédigés, mais aussi des tics un peu énervants et des graphies insuffisamment soignées. Je suis perplexe.