J'aime moins quand il s'agit d'une histoire complète comme c'est le cas de La Grande Aventure. Je pense que les gags de Titeuf sont plus percutants quand ils ne font qu'une page. Ça renouvelle mieux les situations : l'école, la maison de Titeuf, la rue, le bus. Là, on est un peu coincé avec lui dans ce camp de vacances où on ne retrouve pas ses habituels camarades que sont Jean-Claude, Vomito, Hugo, Nadia ou François.
Mais Titeuf reste Titeuf. Ses expressions décalées. Sa naïveté. Son impertinence. Son imagination à toute épreuve. Les films qu'il se fait sur la vie, les filles, l'amitié. Sa façon de tout prendre au premier degré. Et cette classe verte à laquelle il est contraint et forcé de participer peut rappeler certains souvenirs. Le départ en train où tu n'as pas envie de partir de chez toi. La tente à monter. Les baignades dans l'étang. Les corvées à se taper. La carte postale à écrire aux parents. Les repas en plein air. La boum du dernier soir. La nostalgie au retour.
Plus qu'une vraie histoire, ce sont presque des séries d'anecdotes où à la fin c'est toujours Titeuf qui en fait les frais et qui en tire une leçon. Ne pas faire chier les filles. Protéger la nature. Préférer une amitié qu'un (pseudo) trésor.