Un manga très inégal et fort contrasté qui alterne d’excellents moments, une technique quasiment parfaite, un humour ici et là féroce (quoique… parfois involontaire sans doute…) et une quantité de clichés non négligeable !… ainsi que des rebondissements qui versent dans la facilité (celui de la fin, notamment, se fout carrément du monde !).
On note également une caractérisation souvent maladroite des personnages, y compris de Super Papy trop vieux pour être père, tout ça pour lui coller une ado et un pré-ado dans les pattes… mais pourquoi ne pas en avoir fait un ‘simple’ grand-père ?…
Son opposé mais alter ego, son contraire également puisqu’il s’agit de l’autre ado, le ‘Super Gamin’ en somme, s’avère décidément névropathe à souhait et un peu trop souvent psychopathe mais la morale à deux vitesses ici se montre d’une étonnante complaisance finalement… il s’agit de toute façon encore d’un cliché (de toute évidence) comme en témoigne la « fin »…!
Cependant, on ne peut nier que le manga suscite toujours la curiosité, ce qui nous fait le terminer quasiment d’une seule traite, surtout qu’il est assez court (seulement 10 tomes au lieu… des 37 de Gantz par exemple !) parce qu’il sort des surprises de son chapeau et qu’il sait retranscrire quelques émotions, notamment chez le vieil homme.
Le dessin en tout cas reste toujours superbe et l’auteur utilise comme d’habitude avec brio la 3D pour ses environnements sauf qu’il intègre mieux ses personnages en 2D ici. Mais globalement, on demeure mitigé, trop souvent plongé dans l’incrédulité et avec quelques questions en suspens en prime (comme dans un X-Files…) et l’impression que Monsieur Oku a loupé le coche… de pas toujours beaucoup certes mais bien loupé (assez régulièrement) quand même !