Une bonne BD, ça peut être beaucoup de choses : une ambiance, un trait, un sujet, ou des personnages…
Ici, c’est une poignée de gamins d’une cité berlinoise qui se retrouvent pris dans une histoire beaucoup trop grande pour eux.
Une histoire qui commence par un accident bête de roller, et une jeune vietnamienne, enfermée dans une voiture à la frontière polonaise. Il y a aussi un petit asthmatique, une actrice déchue, et des amours qui poussent partout comme de la mauvaise herbe (sur du mauvais béton).
Vous vous direz peut-être après l’avoir lu : « c’est juste une banale histoire de gamins ». Et c’est exactement ce que c’est. C’est pas un thriller qui saigne (enfin si un tout petit peu). Juste les fils d’une histoire qui se sont emberlificotés au mauvais endroit et avec les pires personnes (donc les meilleures) pour les démêler. Et moi j’aime bien les histoires de gamins à qui il arrive des trucs trop grands.
Je pourrais écrire sur toutes les raisons qui font que c’est d’une bonne BD, je pourrais en parler comme me l’a très bien vendu le libraire de @librairieplanetebd tout à l’heure quand je suis venu prendre une pile de bouquins pour me changer les idées. Mais vous vous ferez votre propre idée. Et si vous trouvez toujours en refermant le livre que c’est une « banale histoire de gamins », vous n’aurez qu’à l’offrir à votre ado.
PS: je découvre en bouclant ce texte que Mikael Ross est l’auteur de « Les pieds dans le béton » chez Sarbacane que j’avais également beaucoup aimé !