Je ne me souvenais pas que "Le Réveil du Z" suivait directement "L'horloger de la comète". D'ailleurs avant d'ouvrir l'album je me suis dit : "Bizarre, cet album parle aussi de voyages dans le temps... n'est-ce pas un peu un manque d'imagination de parler de ça si tôt après "L'horloger..." ? ".
Sans doute que lorsque j'étais petit je ne lisais pas les BD forcément dans l'ordre de parution mais plutôt dans l'ordre d'accumulation dans ma bibliothèque.

Une fois de plus on est dans la bonne série B bien fun. Quoique l'histoire démarre assez tardivement, trop de pages sont consacrées au suspens et au mystère ce qui empêche d'entrer dans le vif du sujet. Et ainsi on reste sur sa faim car juste quand ça devenait intéressant, les auteurs sont priés de clôturer afin de rentrer dans le format 44 planches. Le scénario est donc un peu faiblard et souffre de quelques facilités dramaturgiques ; heureusement action et humour parviennent à rythmer le récit et le spectateur se retrouve ainsi scotché à l'album. L'on pourra noter que Fantasio semble une fois de plus être le vrai héros de l'histoire, jusqu'à ce qu'un accident l'empêche de prendre des décisions et de s'exprimer ; Spirou prend le relais, et parvient à convaincre même s'il n'a pas autant de caractère que son ami.

Graphiquement on retrouve toujours avec plaisirs les gadgets futuristes comme les auteurs aiment en faire, ainsi que quelques inventions amusantes rappelant celles que franquin nous avait concoctées. Le duo prend également plus d'assurance et de liberté avec un découpage beaucoup moins fermé : ainsi ils prennent parfois la place pour dessiner une case plus grandes ; cela donne du rythme au dessin mais aussi au récit. Les ambiances sont toujours très bien travaillées, que ce soit au niveau noir et blanc qu'au niveau couleurs.

Bref, "Le réveil du Z" est un bel hommage à Franquin, un album assez sympa, mais qui souffre d'un scénario un peu léger. Quoique la question philosophique brièvement posèe en fin de tome éveille tout l'intérêt (d'où une plus grande insatisfaction du fait que ça s'arrête là... d'ailleurs cet album trouvera un écho bien plus tard avec une ambiance similaire, dans le tome 46 "Machine qui rêve").
Fatpooper
7
Écrit par

Créée

le 8 oct. 2013

Critique lue 470 fois

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 470 fois

4

D'autres avis sur Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

7

Fatpooper

14114 critiques

À l'aube du Skonss

Je ne me souvenais pas que "Le Réveil du Z" suivait directement "L'horloger de la comète". D'ailleurs avant d'ouvrir l'album je me suis dit : "Bizarre, cet album parle aussi de voyages dans le...

le 8 oct. 2013

Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

9

666Raziel

908 critiques

L'avis de 666Raziel sur la série (période Tome & Janry)

Au risque de passer pour un iconoclaste auprès des adorateurs de Franquin, c'est le travail de Tome & Janry que j'estime être le plus marquant dans la série Spirou et Fantasio. Exception faite...

le 14 avr. 2014

Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

Le Réveil du Z - Spirou et Fantasio, tome 37

7

CinephageAiguise

2468 critiques

Quand Spirou et Fantasio affrontent du rétro-futuriste et un savant en mode comeback

Avec Le Réveil du Z (1986), Philippe Vandevelde (Tome) et Janry nous livrent une aventure qui sent bon la nostalgie mais avec une modernité bien dosée. Car oui, dans cet album, les héros à la houppe...

le 17 déc. 2024

Du même critique

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

14114 critiques

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

le 16 janv. 2011

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

14114 critiques

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

le 3 janv. 2016

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

14114 critiques

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

le 22 févr. 2014