C’est le gars Jojo qui vit tout-à-coup une aventure vraiment bizarre chez les Rosbifs vers la fin du XIXème siècle, surtout quand il rencontre un affreux jojo et franchement, c’est pas jojo du tout ce qu’il fait, ce sale type ! il s’agit en effet du diable en personne, de l’anté-christ, la malédiction ! avec le concours éminent d’un masque… aztèque (mais où es-tu passé, Docteur Jones ?!)…
Et à partir de là, le manga peut partir dans des directions assez… délirantes entre le bon Jojo et le méchant Dio, fils de Satan (au minimum), des directions surnaturelles et magiques et… décidément très bizarres.
D’ailleurs, l’autre aspect bizarre concerne les protagonistes eux-mêmes : ce sont tous des baraques à viande, des pubs ambulantes pour stéroïdes de toutes sortes et plein d’autres trucs… des pharmacies ambulantes, ces sacs à viande de compète ! et des produits OGM, indiscutablement. On dirait du boeuf amerlocain, qui a l’air même un peu gay mais c’est peut-être involontaire ?
En tout cas, sur 5 tomes en tout, on ne s’ennuie pas… c’est juste qu’on a beaucoup de mal à croire à tout ce fatras. Même dans Ken le Survivant, pourtant peu avare en délires quasi du même genre, on y croyait beaucoup plus, en raison du cadre post-apo et de tout ce folkore de pseudo kung fu bien sûr. Mais avec Jojo, puis son pote, l’ex-marin, encore plus dingo avec ses ondes, il faut le dire : il est difficile d’adhérer à tout ça !
Cela étant, la fin se rattrape par… comment dirais-je… non pas par son originalité (encore que…) mais par sa grandeur et son romantisme aussi sans aucun doute, marquant ainsi le début apparemment de la vraie saga Jojo à venir.
Un mot sur le dessin fort bien fait, c’est un fait mais… parfois bien trop confus ou d’une lisibilité contestable. Le mangaka met tellement de détails et tellement de noirs, de reflets dans ses cases qu’on peine à… deviner ce qu’il a voulu dessiner au juste ? En conclusion néanmoins, un manga intéressant mais un peu trop souvent déconcertant… et bizarre !