1
le 1 août 2021
Suivre«Je suis une victime»
On va dire que je m'acharne. Si, si, on va le dire. Alors que je ne fais pourtant que prendre innocemment ce qui vient. À pleine poigne veineuse, certes, mais je ne fais que prendre. Prendre ce qui...
Japon, 2019. Mikio Hibino veut dessiner une œuvre d'horreur et est menacé par la censure, instaurée après un fait divers retentissant au Japon. Au début, son manga, Dark Walkers, risque juste un retrait des rayons, il reste disponible à la demande mais on comprend les possibles répercussions sur les ventes. L'éditeur suggère des remaniements qui font grincer des dents ; rendre la violence implicite, ne pas montrer de cadavre, j'en passe et des meilleurs. Ces compromis font tenir un moment le fil avant que cela ne s'intensifie. Dans Poison City, Tetsuya Tsutsui a choisi de montrer les choses, littéralement, puisqu'il n'y a pas vraiment de réflexions, les pensées du mangaka ne sont pas abordées, ou pas intéressantes. Il en résulte un manga divertissant mais qui ne va pas au bout des questions qu'il soulève. J'aurais aimé que ce débat de la liberté d'expression soit alimenté avec des arguments logiques et des études scientifiques sur l'impact des œuvres explicites sur le public. Étant étudiant en sciences humaines, je sais que des recherches ont été faites. La philosophie s'est aussi exprimé là-dessus. Par ailleurs, il y a quelques aberrations, l'oeuvre va un peu trop loin dans le manichéisme. En témoigne le programme de rééducation des auteurs nocifs qui va à l'encontre de la loi et de la censure. Quant au dessin, si les personnages sont réalistes, ils parlent régulièrement dans une case totalement blanche, avec des décors absents. Pour un support graphique, je trouve ça vite torché. Malgré quelques flottements, c'est un scénario prenant que nous fournit Tsutsui, tout passe par lui, ce qui a le mérite du dynamisme. J'ai même appris un fait historique des Etats Unis, l'époque du comics code authority (Le wikipédia vous tend les bras) Cela dit, à divers points de vue, je trouve ce manga bâclé. Bilan très mitigé pour ce Poison City.
Créée
le 22 nov. 2021
Critique lue 99 fois
1
le 1 août 2021
SuivreOn va dire que je m'acharne. Si, si, on va le dire. Alors que je ne fais pourtant que prendre innocemment ce qui vient. À pleine poigne veineuse, certes, mais je ne fais que prendre. Prendre ce qui...
5
le 24 mars 2016
SuivreJe ne vais pas y aller par quatre chemins. J'ai trouvé ce manga très simpliste et du coup très manichéen dans sa façon de traiter le sujet. En gros nous avons les gentils créateurs dessinateurs...
9
le 10 avr. 2015
SuivreAprès m'avoir ravi avec Prophecy, j'ai sauté sur le dernier manga de Tetsuya Tsutsui : Poison City. On y suit l'histoire de Mikio Hibino, un mangaka qui est près à éditer sa nouvelle histoire, Dark...
6
le 12 mars 2022
SuivreL'éditeur Akata signe ici une très habile communication, axée sur le côté hipster, looser magnifique, branchouille, mais on se rend vite compte que c'est du vent. Il n'y a aucune référence culturelle...
7
le 28 juil. 2021
SuivreJohnny Mnemonic est un coursier employé pour transmettre des données implantées dans son cerveau. Certains détails font sourire. Sa mémoire, outil de travail, n'est pas plus grande qu'un disque dur...
4
le 2 févr. 2024
SuivreJ'ai lu donc la Brocante Nagano de Hiromi Kawakami. Ce n'était pas particulièrement agréable mais ça se lisait très bien. Oui. L'auteure fait usage de ses ficelles habituelles de manière un peu trop...