C'est une histoire d'amour entre deux sociopathes. James, qui a plutôt une tendance psychopathique, peine à ressentir des émotions, au point qu'un jour, il met sa main dans un broyeur. Il tue des animaux et finit par s'enticher d'Alyssa. Mais il dit : "À 16 ans, j'ai fait semblant de tomber amoureux d'Alyssa", et on ne saura jamais vraiment si ses sentiments deviennent plus sincères par la suite. Elle, en revanche, semble moins psychopathe que lui et éprouve des émotions, puisqu'elle dit l'aimer et pleure. Pourtant, pour le reste, elle paraît froide, avec une absence d'empathie teintée de poésie, ce qui est déconcertant.
À travers des dessins minimalistes, on ressent une impression de froideur permanente, où des événements tragiques sont présentés comme un documentaire, sans émotion. Sauf peut-être à la fin. Est-ce un récit nihiliste ? C'est possible, avec cette absence de morale ou de tentative de rédemption. Un monde où l'errance et la violence sont présentées sans justification ni jugement.
J'avais déjà lu Pauvre Sydney ! du même auteur. Des comics qui marquent profondément.