Le seul point vient du chara design: l'auteur a mis un point d'honneur a attirer les fangirls et autres shippeurs, et ça marche. C'est grossier, mais on est pas contre se rincer l’œil
Les critiques fusent sur la fin de Tokyo Revengers. Effectivement, c'est un désastre, il n'y a rien à dire d'autre.
Néanmoins, Tokyo Revengers commençait à sentir le faisandé dès le début. L'intrigue avait du potentiel : Jean Victime, adulte irresponsable revient 12 ans en arrière pour changer le cours de l'histoire.
Alors déjà, Jean Victime est peut être une victime, mais il est censé avoir 25 piges. A quel moment tombe il en pâmoison devant des gosses de 13/14 piges? Le mec arrive à se fait rouler par des gosses ayant à peine appris la branlette quoi, parce que oui, s'il se faisait victimiser à 12 piges, il se fait toujours victimiser quand il revient dans le passé.
Ah, et il tente de conquérir son crush de l'époque, qui a aussi 12 ans. Ça ne pose pas de soucis, manifestement.
L'auteur ne voit pas de problèmes à ce que Takemichou se comporte comme un préado un peu concon, et ce tout le long de l'histoire, ruinant au passage LE principe de base de son histoire, à savoir "un adulte va essayer de prendre le contrôle d'un gang de wannabe criminel malgré son corps de lâche". On aurait pu espérer que, si le corps de Takemichou soit désespérément amorphe, son esprit et sa maturité lui permettent de mener par le bout du nez des collégiens. Bah non du coup, il passera sa nouvelle vie à se faire sauver les fesses par des gosses. Seigneur.
L'auteur voulait vraiment offrir un shonen de basse qualité en l'habillant en furyo pour donner l'illusion de la "maturité". Parce que oui, selon Ken Wakui, il y a deux types de gangs: les méchants gangs, qui sont violents et barbares, et le gentil gang, qui fait œuvre de bienfaisance, et tabasse des culs seulement lorsque les "pas gentils" attaquent. Tout l’intérêt du genre furyo, à savoir la description de l’ambiguïté morale des personnages, allant de brute au grand cœur à pourriture intégrale, est perdu. Non, là, on a le Toman est composé de héros antiques, nobles et généreux. Et ce n'est pas comme ça qu'ils se voient dans l’œuvre hein, c'est comme ça que l'auteur les représente.
Dernier détails, même les combats sont nuls. On a quand même des interminables monologues sur l'espoir et l'amitié, et Ken Wakui introduira même des.... superpouvoirs vers le milieu. On a pas signé pour une parodie de DBZ.