Decathlon version Saw

Avis sur 127 Heures

Avatar Ƭhomas Ƥérillon (LBDM)
Critique publiée par le

Après un Slumdog Millionnaire sympathique mais pas transcendant, Danny Boyle revient dans un film, plus sobre. Enfin, sobre dans le sujet. Car la réalisation de Boyle est toujours aussi maniérée et pubesque, avec des effets vulgaires et abondants pour en mettre plein la vue (accélérés, ralentis, split-screen, travellings insistants, couleurs saturées, musique omniprésente) mais qui au final agacent assez rapidement. Il faut dire que le film n'a pas grand chose à raconter, si ce n'est la terrible mésaventure d'un petit présomptueux qui se retrouve bloqué dans une faille au milieu du canyon, avec la main droite coincée derrière un gros rocher. Pour survivre, il devra gérer le peu d'eau qu'il reste dans sa gourde, tenir compagnie aux fourmis et aux corbeaux, préparer quelques vidéos pour poster sur YouTube, boire sa propre urine et enfin s'amputer le bras avec un couteau suisse - n'hurlez pas au spoiler, si vous avez lu le synopsis, c'est écrit dedans !

Son calvaire sera l'occasion de faire une petite introspection personnelle - "pardon maman de ne pas me coltiner tes appels téléphoniques, au diable mon ex qui était de toute façon une chieuse (d'ailleurs faut que j'me trouve une femme), pardon sœurette toute mimie quand elle jouait du piano d'être qu'un sale égoïste pas foutu de se pointer à ton mariage", tout ça tout ça.

Au final, 127 Hours n'a ni l'intérêt philosophique de Into the wild (pourtant pas dénué de défauts) ni la qualité de mise en scène et de scénario de Buried. Saluons toutefois l'interprétation de James Franco qui tient le film à lui tout seul, même si son personnage n'éveille en nous aucune compassion émotionnelle.

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