D’une certains manière, on pourrait dire qu’on tient là le film qui a relancé la carrière du zombie. Et je ne parle pas d’un énième retour sur scène d’Aznavour, là je crois que c’est mort et enterré. Il était temps de revoir ce film que j’avais vu à l’époque mais qui ne m’avait pas marqué plus que ça. Il y a maintenant une exploitation habile de la « franchise », l’occasion de retenter. A noter que le thriller horrifique n’est pas le terrain d’origine de Boyle, on sera donc en droit d’être surpris par cette initiative.


Des singes de labo sont libérés par des activistes en même temps qu’un méchant virus. 28 jours plus tard, un gars se réveille à l’hôpital à Londres. La ville est vide. Enfin presque. Dehors, des hordes de zombies et quelques survivants. L’objectif sera de railler ce qui semble être une zone sûre du côté de Manchester.


Le premier élément marquant, c’est l’image. Tourné en DV cam, le film a un petit côté cracra. Si ce choix s’explique d’abord par des raisons pratiques liées à la durée du tournage, il fera en fait la véritable signature du film. En conséquence, la photo est boiteuse, les couleurs sont fades. Clairement, nous sommes en Angleterre, dirons les mauvais esprits. Autre étonnement, on sait Boyle avide du clinquant, du criard, de la transparence des fenêtres et du verre froid qui sépare les hommes. Rien de tout ça ici. L’intrigue fonctionne bien … du moins jusqu’à l’arrivée chez les soldats ou un autre film commence, moins intéressant et assez typique du post-apo. Toujours le même constat : l’Homme est un loup pour l’Homme et le zombie est plus fiable que l’humain. Bref, dommage qu’on ne soit pas resté dans le pur survival. On kiffera la présence de Cillian Murphy, que j’avais croisé à peu près à cette époque là, toujours excellent. On aimera aussi la tronche de Brendan Gleeson, comme toujours. A la mise en scènes, on préférera largement les plans sur cette Angleterre déserte que ceux ceux, étriqués, du manoir des boys.


Conclusion, je retrouve le sentiment ambivalent que j’avais eu alors. Un beau projet qui vire à la série B stérile. Mais comme le début est vraiment bon, on est indulgent !



>>> La scène qu’on retiendra ? Cillian Murphy errant dans les rues désertes de Londres, son pochon en plastique à la main. On comprend pourquoi le film a résonné en 2020.

Konika0
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le 27 août 2026

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