Disclaimer : cette critique contient des spoilers non-balisés vu que j'ai trop besoin de faire référence à l'intrigue pour en parler.
Ce film m'a pas mal fait penser à World War Z mais en moins nul (il lui a d'ailleurs sûrement servi fortement d'inspiration). Pour autant, ce n'est pas parce qu'il est moins nul qu'il en devient bon, on reste quand même sur quelque chose d'assez moyen.
C'est dommage parce qu'il y a plusieurs idées intéressantes au départ. L'intro par exemple est bien foutue et assez marquante. Le début est aussi assez différent avec son exploration de la Grande-Bretagne post-post-apocalyptique. Malheureusement plus ça va plus on perd en originalité. En effet, les trous successifs dans la cohérence de l'intrigue finissent par vraiment bousiller toute suspension d'incrédulité.
Déjà, tout est recentré mystérieusement autour de la famille des protagonistes suite à une quantité de coïncidences assez incroyable.
Les plans et la réaction de l'armée face à la situation sont franchement sacrément cons. On dirait que c'est aussi débile juste pour avoir le thème de "ohlala la méchante armée américaine". Leur protocole de base est nul à chier. Parquer en sardine tous les civils dans un local très mal protégé. Du coup immédiatement les deux/trois pauvres zombards initiaux s'incrustent à l'intérieur et peuvent transmettre l'infection à un bon paquet de personne. Derrière ça le plan B, c'est : "Tuez-les tous ! Dieu reconnaitra les siens".
Sauf que sans porteur sain, c'est impossible d'exporter le virus en dehors de l'UK de toute manière, comme on l'avait déjà vu dans le premier film, donc je ne vois pas pourquoi ils stressaient autant.
Il leur aurait suffi d'avoir un grand bunker avec un moyen d'y caser tout le monde rapidement (ceux qui tardent trop tant pis) et de patienter 5 mois, le temps que tous les infectés crèvent de faim (ils survivent sacrément longtemps d'ailleurs) ou qu'ils se fassent tous déssouder avant par des snipers en hélico.
Parce que là paye ton coup de PR mondial. "Alors, oui, on a commencé le rapatriement de manière prématurée et puis on a largué du napalm sur toute la population survivante de Grande-Bretagne parce que nos protocoles de sécurité de merde se sont tout de suite cassé la gueule. Des questions ?".
La cerise sur la gâteau à mon avis ça reste quand même le père qui ne peut pas s’arrêter de faire des caméos en mode zombie toutes les cinq minutes, de manière de plus en plus ridicule.
Je ne sais pas si c'est pour l'impact émotionnel de la fille qui bute son "père", sauf que l'impact en question est assez inexistant et pendant ce temps-là la cohérence du film gît la gueule en sang dans le caniveau. Ça ne valait pas le coup à mon avis.
Bref une intrigue assez artificielle et de plus en plus moyenne et générique au fil du temps. Dommage, mais d'un autre côté, je ne sais pas si c'est vraiment possible de faire un grand film de zombie (après je n'ai pas vu les originaux de Romero). Ce sont peut-être les limites du genre.
Je me demande ce que ça aurait pu donner s'ils avaient abandonné les zombies et que le film s’était uniquement concentré sur le rapatriement.
Pour se consoler, on a droit à un cast parsemé de semi-célébrités, mais qui ne livrent pas là leurs meilleures performances. Parmi eux l'actrice de la grande sœur dont la beauté n'a d'égal que la singularité de son nom (Imogen Gay Poots, j'ai rarement vu mieux). On a aussi droit au retour du thème musical du premier film, mais comme il est bien, on va pas se plaindre là-dessus.
Verdict : 5 - Meh.