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La fête de Yuma
Un western qui louche du côté du film noir (Kalian, avoue que ça t'excite mon cochon). On y retrouve l'atmosphère tendue des films policiers : noir et blanc efficace, sueur sur les corps, guerre...
le 15 mai 2011
Dans la même veine que "Le Vent de la Plaine" ou " Le Train Sifflera 3 fois" ou "Track of the Cat",
ce film est plus qu'un western.
ça commence par une scène de sexe, qui se devine. Les pilleurs de diligence qui terrorisent l'Ouest s'arrêtent dans une petite ville pour boire un coup. Au saloon, le chef de bande reconnaît la serveuse. Il a écumé tous les saloons, connut toutes les "belles". S'ensuit la scène: on les voit sortir d'une arrière salle, lui, blouson dégrafé, elle se recoiffant - code Hays oblige.
Les autres membres de la bande sont partis vers la frontière du Mexique, pour fuir la Loi.
Et les fermiers, alarmés par la nouvelle du pillage de la diligence et de la mort du conducteur, vont se mettre en chasse.
Fermiers mal-en-point, sècheresse, l'un d'eux, au bord de la ruine, va s'engager à capturer le gangster et l'amener au train de Yuma pour l'emprisonner et le juger. Celui-ci, menottes aux poignets, va user de tout son charme pour le corrompre en lui proposant beaucoup plus d'argent que la récompense. Le film se poursuit en un duel psychologique.
Le fermier se retrouve seul, lâché par les autres, face à son courage et à la fidélité de sa promesse , aux prises avec tous les bandits. Devant cet homme qui fait passer son devoir avant tout, devant l'attachement que lui montre son épouse, le gangster se laisse amener au train.
Ce film est une leçon de rédemption à laquelle on ne s'attend pas - ou plus, aujourd'hui - portée par de grands acteurs.
Le temps qui s'égraine inexorablement, La mélodie qui l'accompagne , tantôt jouée, tantôt sifflée, souligne la subtilité des plans en noir et blanc, à la fois pudique et nostalgique. La violence brute laisse la place à l'humanité. Même le ciel rétribue le Juste.
Une histoire américaine comme on les aime.
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Créée
le 26 déc. 2025
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