588, rue Paradis est un film autobiographique d'Henri Verneuil né Achod Malakian. C'est la suite de Mayrig réalisé l'année précédente qui raconte l'arrivée de sa famille à Marseille suite au génocide arménien. Ici, nous faisons un bond de 20 ans dans le temps. Azad Zakarian est devenu Pierre Zakar, un metteur en scène de théâtre célèbre (et très riche). Il nous raconte une partie de sa vie d'adulte, le succès, sa vie familiale, sa femme, ses enfants, sa relation avec son père (Omar Sharif) dans ses dernières années, et toujours celle avec sa mère, Mayrig (Claudia Cardinale), mais aussi des souvenirs d'enfance, le présent étant toujours étroitement lié au passé dans un film aussi nostalgique que mélancolique, plein d'émotion et non dénué d'humour. Un film qui n'a de sens que si vous avez regardé (et aimé) Mayrig. Alors vous aurez plaisir à retrouver certains de ses personnages. C'est aussi le dernier film de Verneuil qui mourra 10 ans plus tard.