5 cm/s : une mélancolie douce qui prend le temps de s’installer

Petit quiproquo au départ. J’étais parti pour voir 5 cm/s, l'animé dans le cadre d’une rétrospective autour de l’animation japonaise… et je me retrouve finalement devant la version live. Mon pote, qui l’avait déjà vue, était dégoûté et a préféré partir. Moi, je suis resté. Et au final, j’ai bien fait.


Le film m’a plutôt touché. On retrouve cette sensibilité japonaise très particulière, faite de silences, de regards, de moments suspendus. C’est lent, contemplatif, presque minimaliste dans sa manière de raconter une histoire d’amour à distance, étirée dans le temps. Le live n’a peut-être pas la poésie visuelle pure de l’animation, mais il parvient malgré tout à capter quelque chose de sincère.


Il y a une vraie douceur dans la mise en scène, dans la manière de filmer les saisons qui passent, les lieux, les souvenirs. Le temps devient presque un personnage à part entière. Et c’est là que le film fonctionne le mieux : dans cette capacité à faire ressentir l’éloignement, l’attente, et ce que deviennent les sentiments quand la vie avance sans nous attendre.


La fin, surtout, reste marquante dans sa retenue. Une conclusion douce-amère, qui ne cherche pas à offrir une résolution parfaite. Elle parle de ces histoires qui ne se terminent pas vraiment, de ces liens qui existent encore quelque part mais qui n’ont plus de place dans le présent. Il y a une forme de résignation, mais aussi d’acceptation. Comme si le film disait que certaines relations ne sont pas faites pour durer, mais pour nous construire.


Tout n’est pas parfait. Le rythme très posé peut en perdre certains, et on sent que le matériau de base était peut-être encore plus fort dans sa version animée. Mais malgré ça, j’ai passé un bon moment.


Au final, une belle surprise, presque par accident. Un film touchant, poétique, qui parle du temps qui passe et des sentiments qui s’effacent sans jamais vraiment disparaître.

A découvrir!

Créée

le 28 mars 2026

Critique lue 43 fois

lugdunum91

Écrit par

Critique lue 43 fois

3

D'autres avis sur 5 centimètres par seconde

5 centimètres par seconde

5 centimètres par seconde

10

Sacha83

le 27 févr. 2026

Suivre

La romance magnifique d'une poésie tragique

​5 centimètres par seconde, soit la distance depuis un cerisier en fleur, de la feuille jusqu'au sol, est sans nul doute pour moi le film le plus émouvant de cette année 2026 (2025 incluse). Adaptée...

5 centimètres par seconde

5 centimètres par seconde

7

lugdunum91

le 28 mars 2026

Suivre

5 cm/s : une mélancolie douce qui prend le temps de s’installer

Petit quiproquo au départ. J’étais parti pour voir 5 cm/s, l'animé dans le cadre d’une rétrospective autour de l’animation japonaise… et je me retrouve finalement devant la version live. Mon pote,...

5 centimètres par seconde

5 centimètres par seconde

2

JonhkebabVK

le 30 juin 2026

Suivre

Critique de 5 centimètres par seconde par JonhkebabVK

Adaptation éponyme du manga dont il est tiré ,mais ce qui peut marcher avec de l’animation ne fonctionne pas forcément en version live (demandez à Disney). En l’état l’histoire reste très mignonne...

Du même critique

Spider-Man: Brand New Day

Spider-Man: Brand New Day

8

lugdunum91

le 30 juil. 2026

Suivre

Spider-Man retrouve enfin son âme!!

Je dois bien avouer une chose : j'avais peu à peu perdu la flamme avec Marvel. Je continuais de regarder leurs productions avec une certaine affection, par attachement à un univers qui a accompagné...

Matrix Resurrections

Matrix Resurrections

6

lugdunum91

le 21 déc. 2021

Suivre

Matrix 4: Résurrection compliquée

150eme film de l'année 2021 et découverte de cet énième saga qui a décidé de renaitre de ces cendres, le retour malgré une certaine envie est bien compliquée. Dix-huit ans après les événements de...

Frankenstein

Frankenstein

7

lugdunum91

le 8 nov. 2025

Suivre

Frankenstein : Le cœur se brise, mais continue de battre

Guillermo del Toro signe avec Frankenstein une relecture à la fois intime et grandiose du mythe du monstre et de son démiurge. Loin des éclairs de laboratoire et des clichés gothiques, il livre ici...