5 cm/s : une mélancolie douce qui prend le temps de s’installer

Petit quiproquo au départ. J’étais parti pour voir 5 cm/s, l'animé dans le cadre d’une rétrospective autour de l’animation japonaise… et je me retrouve finalement devant la version live. Mon pote, qui l’avait déjà vue, était dégoûté et a préféré partir. Moi, je suis resté. Et au final, j’ai bien fait.


Le film m’a plutôt touché. On retrouve cette sensibilité japonaise très particulière, faite de silences, de regards, de moments suspendus. C’est lent, contemplatif, presque minimaliste dans sa manière de raconter une histoire d’amour à distance, étirée dans le temps. Le live n’a peut-être pas la poésie visuelle pure de l’animation, mais il parvient malgré tout à capter quelque chose de sincère.


Il y a une vraie douceur dans la mise en scène, dans la manière de filmer les saisons qui passent, les lieux, les souvenirs. Le temps devient presque un personnage à part entière. Et c’est là que le film fonctionne le mieux : dans cette capacité à faire ressentir l’éloignement, l’attente, et ce que deviennent les sentiments quand la vie avance sans nous attendre.


La fin, surtout, reste marquante dans sa retenue. Une conclusion douce-amère, qui ne cherche pas à offrir une résolution parfaite. Elle parle de ces histoires qui ne se terminent pas vraiment, de ces liens qui existent encore quelque part mais qui n’ont plus de place dans le présent. Il y a une forme de résignation, mais aussi d’acceptation. Comme si le film disait que certaines relations ne sont pas faites pour durer, mais pour nous construire.


Tout n’est pas parfait. Le rythme très posé peut en perdre certains, et on sent que le matériau de base était peut-être encore plus fort dans sa version animée. Mais malgré ça, j’ai passé un bon moment.


Au final, une belle surprise, presque par accident. Un film touchant, poétique, qui parle du temps qui passe et des sentiments qui s’effacent sans jamais vraiment disparaître.

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le 28 mars 2026

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lugdunum91

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