Un quincailler célibataire particulièrement maniaque (Pierre / B. Poelvoorde), courtisé par une femme (Jeanne / A. Lamy) qu'il tend à ignorer, se retrouve à assister un jeune Indien (Ajit / Pitobash) sans papier et ne parlant pas français qui se fait molester sur un quai de port. L'aide initiale, qu'il croyait simple et courte se transforme en un hébergement et une recherche d'un membre de la famille supposé habiter à Paris. La barrière de la langue va les entrainer dans des histoires sans fin plus ou moins loufoques, mais cette expérience va surtout remettre en question les fondements du fonctionnement pointilleux du quincailler. Cela va également lui ouvrir les yeux sur l'amour de la jeune femme qu'il se refusait à admettre jusque là.
Le film est plaisant. Poelvoorde fait du Poelvoorde, mais son personnage fini par passer du pointilleux taciturne initial au soutien humaniste plein d'ampathie. Poelvoorde est finalement bon dans ce rôle pas si facile et démontre sa maitrise tout en faisant passer pas mal d'émotions.
Alexandra Lamy, bien que crédible n'as pas un rôle très abouti. Malgré tout elle fait le travail correctement
Pitobash déroule son rôle avec sérieux et est lui aussi crédible. le fait qu'il parle tout le temps en Bengali n'est pas genant tant son expression corporelle parle pour le texte qu'il décline. C'est réussi.
Au final, le réalisateur H. Cabello Reyes déroule une comédie simple et bien filmée, bien montée, sans trop de longueur. Il n'y a pas de racisme sous jacent, simplement une mise à l'image des raccourcis simplistes que les européens occidentaux peuvent faire par totale ignorance des coutumes indienne et de leur mode de fonctionnement.
Le scenario est une reprise d'un film argentin (un autre critique à tracé les auteurs) utilisant un jeune chinois à la place du jeune indien ici. Je n'ai pas vu l'original (la comparaison serai définitivement intéressante) mais ici le long métrage est plaisant.
On passe un bon moment, mais cela reste assez simple.